Dans la revue de presse de ce jeudi 27 août 2026, voici nos actualités : l’artiste japonaise mondialement connue Kusama est décédée à Tōkyō, suite à un effondrement au Népal, cinq touristes japonais sont portés disparus, et le centre du Japon sonne l’alerte rouge face à des pluies diluviennes.
Décès d’une artiste
L’artiste japonaise Yayoi Kusama, célèbre dans le monde entier pour ses motifs à pois, ses sculptures de citrouilles et ses installations immersives, est morte le 14 août à l’âge de 97 ans dans un hôpital de Tōkyō. La Yayoi Kusama Foundation, qui a annoncé son décès jeudi, précise qu’elle est morte d’une défaillance multiviscérale. Née dans le département de Nagano, Kusama s’est intéressée à la peinture dès son plus jeune âge, alors qu’elle était confrontée à des hallucinations qu’elle cherchera ensuite à représenter dans ses œuvres. Après des études à Kyōto, elle part pour les États-Unis en 1957 et s’installe finalement à New York, où elle développe son travail à travers la peinture, la sculpture, mais aussi des performances et des événements engagés sur des questions sociales. De retour au Japon en 1973, elle représente notamment le pays à la Biennale de Venise en 1993. Avec le temps, elle est devenue l’une des artistes contemporaines les plus connues, certaines de ses œuvres étant vendues plusieurs millions de dollars aux enchères. Ses « Infinity Mirror Rooms », qui plongent les visiteurs dans un univers de reflets à l’infini, connaissent notamment un immense succès sur les réseaux sociaux. Ses citrouilles installées à Naoshima, ainsi que d’autres œuvres, contribuent également à sa renommée internationale. Kusama a aussi travaillé avec la maison Louis Vuitton et ouvert en 2017 son propre musée à Tōkyō, dans le quartier de Shinjuku. Malgré son âge, elle a continué à créer jusqu’à ses derniers jours. La fondation a souligné qu’elle n’avait « jamais mis son pinceau de côté » et qu’elle était restée fidèle à l’idée que « l’amour peut sauver le monde ». Récompensée en France par l’Ordre des Arts et des Lettres en 2003, puis par le gouvernement japonais en 2006, Kusama laisse derrière elle une œuvre qui a profondément marqué l’art contemporain.
Cinq Japonais disparus
Une violente crue soudaine, qui pourrait avoir été provoquée par l’effondrement d’un glacier, a frappé le district de Rasuwa, au centre du Népal, faisant au moins 157 morts et laissant des centaines de personnes portées disparues. L’ambassade du Japon à Katmandou a indiqué ne plus parvenir à joindre cinq ressortissants japonais, qui feraient partie d’un groupe de touristes. Elle a demandé aux autorités népalaises de participer aux recherches. La région, connue pour ses sentiers de randonnée et ses lieux de pèlerinage, accueillait de nombreux voyageurs au moment du drame. Selon les autorités chargées du tourisme, 384 personnes, dont 291 étrangers, sont portées disparues. Les forces de l’ordre népalaises poursuivent les opérations de secours, tandis que des habitations et plusieurs ponts ont été détruits. Des centrales hydroélectriques ainsi que des installations de communication et de transport d’électricité ont également subi des dégâts. Le phénomène a aussi touché le Tibet, où des glissements de terrain ont fait trois morts et laissé 558 personnes disparues, dont 260 étrangers, selon les médias chinois. Les premières informations avaient attribué les secousses enregistrées dans la région à un séisme de magnitude 5,2. Mais l’analyse des données sismiques a finalement orienté les chercheurs vers une autre explication. Des images satellites indiquent qu’un glacier situé à environ 20 kilomètres au nord-est de Rasuwagadhi se serait effondré, provoquant une importante coulée de débris. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent la violence du phénomène, avec un torrent chargé de boue submergeant bâtiments et véhicules en quelques secondes. Une autre séquence montre un parking de deux étages frappé par les eaux, avant que plusieurs bus ne soient emportés.
Pluies mortelles
De fortes pluies frappent actuellement le centre du Japon, où les autorités appellent les habitants à se mettre à l’abri face à des conditions à haut risque. L’Agence météorologique japonaise a déclenché son niveau d’alerte le plus élevé (5), dans les départements d’Ishikawa et de Toyama. Dans la ville de Himi, une rivière a débordé et plusieurs voitures se sont retrouvées sous l’eau, selon un membre des services locaux de lutte contre les incendies. Aucun blessé n’avait été signalé dans le département d’Ishikawa au moment des dernières informations. Environ 180 000 personnes vivant dans cinq communes des deux départements ont toutefois été invitées à prendre immédiatement des mesures pour assurer leur sécurité et à suivre les consignes d’évacuation. La rivière Oyabe, notamment, risquait de sortir de son lit. Les autorités mettent également en garde contre les glissements de terrain, alors que les précipitations devraient se poursuivre jusqu’à demain dans la région du Hokuriku, sur la côte de la mer du Japon. L’agence prévoit jusqu’à 200 millimètres de pluie en 24 heures dans le Hokuriku, et jusqu’à 150 millimètres dans les régions du Kantō-Kōshin et du Tōkai. Le département voisin de Niigata est lui aussi touché, avec une alerte de niveau 4 concernant les risques de glissements de terrain dans la ville d’Itoigawa. Ces intempéries interviennent moins de deux semaines après les pluies exceptionnelles qui ont frappé le département de Chiba les 13 et 14 août. Des alertes de niveau 5 avaient été déclenchées dans plusieurs communes. Les inondations ont fait 13 morts et un disparu, tandis que plus de 1 200 véhicules avaient été abandonnés sur les routes au plus fort de la catastrophe.



