Dans la revue de presse de ce vendredi 28 août 2026, voici nos actualités : le maire de Yokohama est poussé à la démission après des accusations de propos injurieux envers ses employés, le Japon va enquêter sur les cafés animaliers, et deux hommes ont été arrêtés après le vol de quatre montres de luxe à Tōkyō.

Propos injurieux

Le maire de Yokohama, Takeharu Yamanaka, s’apprête à démissionner après avoir été mis en cause pour son comportement envers plusieurs employés municipaux. L’annonce intervient après plusieurs mois de controverse et alors que des élus locaux ainsi que certains de ses soutiens lui demandaient de quitter son poste. Yamanaka, 53 ans, avait jusqu’ici refusé cette option et assuré vouloir rester à la tête de la ville. Une enquête menée par un organisme indépendant a toutefois conclu en juillet qu’il avait abusé de son autorité à plusieurs reprises, notamment en intimidant ses subordonnés et en les agressant verbalement. Le rapport cite notamment l’utilisation d’insultes telles que « déchet humain ». Les accusations avaient déjà été révélées en janvier par un haut responsable de la mairie. Malgré les conclusions de l’enquête, Yamanaka avait encore défendu son maintien en fonction lors d’une réunion du conseil municipal au début du mois. Il avait alors reconnu les faits établis par le rapport et présenté ses excuses, tout en promettant de « s’efforcer de regagner la confiance des citoyens ». Face aux pressions qui se sont poursuivies, il aurait finalement décidé de quitter ses fonctions. La mairie de Yokohama a annoncé qu’il tiendrait une conférence de presse vendredi à 16 heures, au cours de laquelle il devrait officialiser sa décision.

Cafés animaliers

Le Japon va examiner le fonctionnement des cafés animaliers, très populaires dans le pays, où les clients peuvent approcher et toucher différentes espèces. Le ministère de l’Environnement doit lancer dès le mois prochain une première enquête pour recenser ces établissements et identifier les animaux présents. Les autorités vérifieront notamment les conditions de vie des animaux, la taille des espaces qui leur sont réservés et la fréquence du nettoyage. Des inspections sur place pourraient ensuite être menées si certains établissements semblent enfreindre la législation sur la protection animale. Cette décision intervient après les recommandations d’un groupe d’experts attaché au bien-être animal. Plusieurs associations alertent depuis longtemps sur les dérives possibles de ces commerces, qui proposent parfois des rencontres avec des chouettes, serpents, hérissons, micro-cochons ou capybaras. Une étude menée en 2025 par le WWF Japon avait notamment signalé la présence, dans certains établissements, d’espèces menacées ou soumises à des règles internationales sur le commerce des animaux sauvages. Le rapport faisait également état de problèmes d’hygiène dans plusieurs cafés, certains ne demandant pas systématiquement aux visiteurs de se laver les mains après avoir touché les animaux. Des analyses avaient même permis de détecter des bactéries pathogènes dans plusieurs établissements. Pour l’association PETA, le problème dépasse la seule question sanitaire : les animaux seraient régulièrement exposés au bruit, aux flashs des appareils photo et aux manipulations répétées des visiteurs. Ces conditions pourraient provoquer du stress et ne correspondraient pas à leurs besoins naturels. Le gouvernement japonais souhaite donc d’abord établir un état des lieux avant d’éventuellement renforcer les contrôles. Tous les cafés animaliers ne sont cependant pas concernés par ces critiques : certains fonctionnent également comme structures favorisant l’adoption, notamment pour des chats et des chiens recueillis.

Vol de montres

Deux ressortissants chiliens ont été arrêtés par la police japonaise, soupçonnés d’avoir dérobé quatre montres de luxe pour une valeur totale d’environ 200 millions de yens (environ 1,2 million d’euros) dans une boutique de Tōkyō. Les faits se sont déroulés mardi, en pleine journée, dans un centre commercial du quartier de Nakano. Selon les enquêteurs, les deux hommes auraient brisé la vitrine avant de repartir avec trois montres Richard Mille et une Patek Philippe. Les images de vidéosurveillance montrent l’un des suspects prenant la fuite à pied, tandis que son complice aurait utilisé une trottinette électrique. Ils se seraient ensuite retrouvés à environ 400 mètres du magasin avant de prendre un train. La police a finalement retrouvé leur trace dans un logement de type minpaku à Osaka, où ils ont été interpellés jeudi. Les suspects, âgés de 23 et 33 ans, seraient arrivés au Japon depuis l’Australie le 21 août et se seraient rendus dans la boutique quelques jours plus tard. Les deux hommes ont reconnu l’essentiel des faits. L’un d’eux aurait expliqué qu’il comptait revendre les montres et utiliser l’argent pour retourner au Chili. Lors de son arrestation, il avait encore en sa possession une montre soupçonnée de provenir du vol. Son complice affirme de son côté avoir perdu les autres montres pendant sa fuite. Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi cette boutique a été ciblée et vérifient si d’autres personnes ont pu participer au cambriolage.

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