Dans la revue de presse de ce lundi 20 octobre 2025, voici nos actualités : la nouvelle coalition pour soutenir Sanae Takaichi, le renforcement des capacités de défense du Japon, ainsi qu’une grande enquête sur les discours de haine en ligne.
Place presque assurée
Le Parti libéral-démocrate (PLD) et le Parti japonais de l’innovation (PJI) ont convenu de former une coalition, le PJI soutenant le gouvernement sans entrer au Cabinet. Leur accord, que Sanae Takaichi (PLD) et Hirofumi Yoshimura (PJI) doivent signer lundi, survient après la rupture du PLD avec son allié de longue date, le Kômeitô. Le PJI prévoit de voter pour Takaichi comme Première ministre, ce qui garantit son élection et ferait d’elle la première femme à ce poste. Ensemble, les deux partis disposeront de 231 sièges, juste en dessous de la majorité absolue (233). L’accord inclut plusieurs concessions : baisse de la taxe sur les produits alimentaires à 0 %, suppression des dons politiques d’ici 2027 et réduction du nombre de sièges parlementaires. Le PJI participera aux discussions législatives mais sans portefeuille ministériel. Ce nouveau bloc marque une reconfiguration majeure du paysage politique japonais après 26 ans d’alliance PLD-Kômeitô.
Capacités de défense
Le chercheur Tsuneo Watanabe, de la très discutée Sasakawa Peace Foundation, estime que le Japon doit renforcer ses capacités de défense afin de dissuader une Chine de plus en plus affirmée, tout en réaffirmant son absence d’intentions hostiles. Face à la montée en puissance militaire de Pékin et aux tensions régionales, il juge nécessaire un équilibre entre dissuasion et diplomatie. Watanabe souligne aussi l’importance des liens économiques sino-japonais comme facteur de stabilité. Sur la diplomatie, il appelle Tôkyô à maintenir un équilibre entre États-Unis, Europe et Chine, saluant sa prudence sur la reconnaissance de l’État palestinien et son rôle croissant pour la stabilité régionale.
Haine en ligne
Le ministère de la Justice prévoit de mener en 2026 sa première enquête nationale sur les discours de haine en ligne visant les étrangers, afin d’en mesurer l’ampleur et d’adapter ses contre-mesures. Face à la hausse des messages discriminatoires sur les réseaux sociaux, notamment X, il prévoit d’analyser ces contenus et les signalements recueillis par les collectivités locales, avec un budget de 70 millions de yens (environ 430 000 euros). Bien que les manifestations xénophobes aient diminué depuis la loi de 2016, les attaques anonymes sur Internet se multiplient, touchant surtout les communautés chinoise, kurde et d’Asie du Sud-Est.



