Lundi, la communauté japonaise du Canada célèbre le 20e anniversaire de l’entente de redressement à l’égard des Canadiens d’origine japonaise qui ont été victimes d’injustice pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Le 22 septembre 1988, le premier ministre conservateur Brian Mulroney avait présenté des excuses publiques au nom du gouvernement fédéral auprès des survivants japonais qui avaient été emprisonnés pendant la Seconde Guerre mondiale.

La communauté japonaise a été la première au pays à recevoir ce genre d’excuses officielles de la part du gouvernement.

Pour souligner l’occasion, des dirigeants de la communauté japonaise de la Colombie-Britannique ont organisé plusieurs conférences au cours de la fin de semaine dernière.

D’autres ont aussi souffert

Jugeant avoir été traitées injustement dans le passé, plusieurs autres communautés ethniques du pays exigent elles aussi des excuses de la part d’Ottawa.

Par exemple, une avocate sino-canadienne, Awy Go, croit que le gouvernement fédéral devrait présenter des excuses pour avoir imposé une taxe d’entrée aux immigrants chinois entre 1881 et 1923.

Même son de cloche du côté de la communauté ukrainienne. Le président de la fondation des Canadiens d’origine ukrainienne, Andrew Hladyshevsky, tient à rappeler que le Canada a procédé à la déportation d’un grand nombre d’Ukrainiens pendant la Première Guerre mondiale.

Malgré le fait que le Canada s’affiche comme un pays multiculturel, M. Hladyshevsky souligne que les gouvernements changent, mais que les problèmes des communautés ethniques ne sont jamais réglés.

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