Dans la revue de presse de ce mercredi 18 mars 2026, voici nos actualités : Le Japon envisage de participer à l’extraction de pétrole en Alaska pour diversifier ses approvisionnements, le tribunal de district de Tōkyō refuse que les femmes puissent demander une stérilisation chirurgicale, ainsi qu’une hausse des cas de rougeole à Tōkyō.
Investissements futurs dans le pétrole en Alaska
Tōkyō a l’intention de coopérer avec les États-Unis dans l’augmentation de la production de pétrole brut en Alaska. Dans cette lignée, le Japon souhaite importer une partie de cette production. Des sources indiquent que le gouvernement japonais exprimera cette intention lors du sommet entre la Première ministre Sanae Takaichi et le président Trump, à Washington, qui se déroulera demain. Depuis la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, Tōkyō fait face au défi pressant de diversifier ses sources d’importations de pétrole, dont la majeure partie provient du Moyen-Orient. De plus, avant le sommet, les deux parties discuteront des plans pour la deuxième série de projets d’investissements du plan global à 550 milliards de dollars. Des infrastructures, comme une installation de chargement de pétrole permettant au Japon d’en importer davantage, ainsi que des réacteurs nucléaires de nouvelle génération, sont envisagés.
Un refus juridique de la stérilisation volontaire des femmes
Le tribunal de district de Tōkyō a rejeté mardi une plainte contestant les restrictions japonaises sur la stérilisation volontaire. Cette plainte, la première du genre, a été intentée par Kazane Kajiya, 29 ans, et quatre autres plaignantes qui souhaitent être stérilisées. Toutes déclarent avoir ressenti pendant des décennies un malaise face à l’attente de la société qu’elles aient des enfants. Elles ont déclaré que les femmes devraient avoir le droit de décider quoi faire de leur propre corps, et non le gouvernement. La loi japonaise n’autorise la stérilisation chirurgicale chez les femmes que lorsque l’intervention ne présente pas de risque élevé pour leur santé. Elle impose également d’obtenir le consentement du conjoint avant de procéder à l’intervention. Les plaignantes ont soutenu que la loi traite effectivement les femmes comme des instruments d’accouchement plutôt que comme des individus capables de décider d’avoir des enfants ou non.
Alerte rougeole à Tōkyō
Le Bureau de la santé publique du gouvernement métropolitain de Tōkyō a rapporté que les cas de rougeole signalés dans la capitale ont rapidement augmenté cette année. Le nombre de cas atteint actuellement 34 au 17 mars, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2025. Le rythme se rapproche de celui de 2019, année où les autorités avaient recensé 124 cas, le niveau le plus élevé depuis que le Japon a été certifié comme pays où la rougeole a été éliminée par l’OMS en 2015. Depuis cette désignation, la plupart des infections concernent des personnes ayant récemment voyagé à l’étranger. Le gouvernement métropolitain a exhorté les habitants à consulter un médecin en cas de doute, précisant : « La rougeole se transmet par voie aérienne, par les gouttelettes et par contact » et appelle les habitants à envisager un test de dépistage des anticorps ou une vaccination en cas de doute.



