Dans la revue de presse de ce vendredi 21 novembre 2025, voici nos actualités : le grand plan de relance de la Première ministre, la hausse des frais pour les visas, ainsi que le Beaujolais Nouveau au Japon.
Un plan ambitieux
Le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi a approuvé un plan de relance de 21 300 milliards de yens (119,4 milliards d’euros), le plus important depuis la pandémie, même si certains élus réclamaient 25 000 milliards de yens (140,1 milliards d’euros). Le programme prévoit 17 700 milliards de yens (99,2 milliards d’euros) de dépenses, 2 700 milliards de yens (15,1 milliards d’euros) de baisses d’impôts et 900 milliards de yens (5 milliards d’euros) via des comptes spéciaux. Ce premier plan vise à freiner l’inflation et soutenir les industries stratégiques. Les marchés restent nerveux face à son coût. Le gouvernement présentera un budget supplémentaire avant le 17 décembre.
Hausse des frais
Le Japon va augmenter fortement les frais liés aux visas dès le prochain exercice pour financer ses politiques de multiculturalisme. Le changement de statut ou le renouvellement d’un visa d’un an ou plus passera d’environ 6 000 yens (33,6 euros) à un prix pouvant atteindre les 40 000 yens (224 euros). Le visa de résidence permanente pourrait dépasser les 100 000 yens (560 euros), contre 10 000 yens actuellement (56 euros). Le gouvernement veut aligner ces tarifs sur ceux des pays occidentaux et envisage de modifier la loi sur l’immigration. Le pays comptait 3,96 millions de résidents étrangers fin juin.
Retour du Beaujolais
Le Beaujolais Nouveau est arrivé jeudi à minuit au Japon, où la tradition reste vivante malgré un marché en recul. Cette tradition est particulièrement affectée par la hausse des prix liée au yen faible et par l’évolution des goûts. Suntory maintient ses prix et importe environ 37 000 caisses (-2 %), tandis que Mercian quitte le marché et mise sur des vins nouveaux japonais, espérant doubler ses ventes. À Ginza, une trentaine de personnes ont célébré la sortie à minuit. Le Beaujolais, très populaire des années 1980 aux années 2000, voit ses importations chuter : elles représentent aujourd’hui un septième du pic de 2004.



