C’est l’objectif affiché par le Japon : réduire de 25,4% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Ce but est le résultat d’un compromis entre deux ministères. Seulement, il reste en deçà des chiffres prévus par d’autres nations industrialisées.

La centrale thermique de Oi près de Tôkyô (© Itoshin87)
La centrale thermique de Oi près de Tôkyô (© Itoshin87)

À l’origine, le Japon devait se baser sur le référentiel de 2005 mais il en a été décidé autrement. Le gouvernement a prétexté que l’utilisation du charbon en tant que combustible pour les centrales thermiques avait sensiblement augmenté leur taux de gaz à effet de serre suite à la fermeture temporaire des centrales nucléaires. Selon ce dernier point, l’année 2013 reste une bonne référence pour la diminution de l’émission de ces gaz.

L’objectif n’est pas encore définitif et sera débattu lors d’une réunion jeudi prochain entre deux conseils liés aux deux ministères concernés : le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie. Actuellement, les deux ministères réfléchissent ensemble sur l’importance que prendront les énergies non-polluantes pour parvenir au but voulu. Ils espèrent ainsi faire la part belle aux énergies renouvelables ainsi qu’à l’énergie nucléaire. En utilisant ces ressources, ils espèrent ainsi atteindre 44% de leur exploitation. Tout le reste concernera les énergies polluantes, mais le maximum sera consacré à l’énergie la moins problématique sur ce plan : les centrales thermiques qui fonctionnent au gaz naturel (27%), suivi de près par celles fonctionnant au charbon (26%). Les centrales thermiques utilisant du pétrole ferme la marche avec 3%.

Seulement, l’année de référence ne fait pas l’unanimité. Des discussions auront encore lieu à ce propos, sans compter que le gouvernement observera sûrement les résolutions des autres pays. Certains d’entre eux ont déjà pris de grandes décisions. L’Union européenne a ainsi choisi de se baser sur l’année 1990 et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40%. Les États-Unis, quant à eux, ont sélectionné 2005 comme année de base et compte réduire les leurs de 26 à 28% d’ici 2025. Le Japon a toutefois l’obligation de soumettre ses prévisions avant les autres pays et se doit de prendre une décision rapidement sur le sujet.

Claire Bouyssou – sources : The Japan Times, Asahi Shimbun