Dans la revue de presse de ce mardi 9 juin 2026, voici nos actualités : la ministre des Finances déclare que le Japon entreprend la plus grande réforme budgétaire depuis la guerre, de nombreuses assemblées locales ont appelé à la stricte observation des « trois principes non nucléaires », ainsi que l’avancement du projet de loi associé à une réforme de la Maison impériale.
La plus grande réforme budgétaire depuis la guerre ?
Selon Satsuki Katayama, la ministre des Finances, le Japon entame actuellement son plus grand processus de réforme budgétaire depuis la fin de la guerre. L’objectif annoncé est de réduire la dépendance du pays aux budgets supplémentaires pour répondre à tout besoin imprévu de dépenses. Cette situation est un écho direct à l’adoption d’un budget supplémentaire de 3 100 milliards de yens (environ 18 milliards d’euros) pour répondre à l’inflation et aux problèmes d’approvisionnement dus au contexte géopolitique du Moyen-Orient. Ainsi, la suppression des budgets supplémentaires constituerait un changement majeur et éliminerait également l’une des cibles privilégiées pour les partis d’opposition et les investisseurs sceptiques. En effet, le gouvernement renvoie par cet usage récurrent une image trop laxiste en matière de gestion budgétaire. Néanmoins, cette réforme bat déjà de l’aile, car la ministre déclare aussi que le gouvernement n’exclurait pas complètement son utilisation pour répondre à des évènements imprévus.
Attachement aux « trois principes non nucléaires »
73 assemblées locales de 24 départements ont soumis des avis formels au gouvernement central appelant au maintien du respect des « trois principes non nucléaires ». Ces principes, formulés par Eisaku Satō en 1967 alors qu’il est Premier ministre, sont les suivants : ne pas posséder, ne pas produire et ne pas permettre l’introduction d’armes nucléaires au Japon. Or, la Première ministre Sanae Takaichi plaide pour une réévaluation du troisième principe dans la révision des documents clés liés à la sécurité nationale. En conséquence, des assemblées locales ont adopté des résolutions afin de réaffirmer leur attachement à ces principes, notamment dans les villes d’Hiroshima et Nagasaki. Sept assemblées municipales de Hokkaidō ont appelé au respect de ces principes, mais aussi à leur inscription dans la loi. Tous les avis écrits ont été adressés à la Première ministre, aux présidents des deux Chambres de la Diète, au ministre des Affaires étrangères et au ministre de la Défense.
Une réforme pour préserver la famille impériale
Les dirigeants des deux chambres de la Diète ont présenté un projet de consensus parlementaire visant à garantir un nombre suffisant de membres de la famille impériale. Le texte retient deux mesures : permettre aux femmes de la famille impériale de conserver leur statut après leur mariage et autoriser l’adoption, au sein de la Maison impériale, de descendants mâles issus des anciennes branches princières privées de leur statut impérial en 1947. La majorité des partis, dont le Parti libéral-démocrate et ses alliés, soutiennent ces propositions. Le principal point de désaccord concerne l’adoption : le Parti démocrate constitutionnel reste réservé et précisera sa position lors de la réunion décisive du 10 juin. Le projet ne tranche pas la question du statut des époux et enfants des princesses concernées, renvoyant d’éventuelles mesures complémentaires à l’avenir. Les adoptés n’auraient pas eux-mêmes de droit de succession au trône, mais leurs descendants masculins pourraient y prétendre. Le gouvernement vise une réforme rapide de la loi de la Maison impériale.



