Ce mercredi 21 octobre, a été remis le très prestigieux Praemium Imperiale, attribué chaque année à des artistes de renom. Deux Français ont l’honneur de figurer parmi les lauréats.

Le Fukoku Life Osaka Project de Dominique Perrault (© perraultarchitecture.com)
Le Fukoku Life Ôsaka Project de Dominique Perrault (© perraultarchitecture.com)


Depuis 1989, la famille impériale décerne chaque année, au nom de la Nihon Bijutsu Kyôkai (Association japonaise des Beaux-Arts), le Praemium Imperiale. Ce prix, considéré comme le « Nobel des arts », récompense cinq artistes issus des domaines de la sculpture, de la peinture, de la musique, du cinéma/théâtre et de l’architecture. D’un prestige inégalé, le Praemium Imperiale vient consacrer le parcours exceptionnel des lauréats. Lors de cette édition 2015, les travaux de deux illustres français ont été désignés pour recevoir le prix.

Le premier Français récompensé se révèle être Sylvie Guillem, la célèbre danseuse étoile, qui a été sélectionnée pour la catégorie « cinéma/théâtre ». La ballerine française, en pleine tournée d’adieux après 34 ans d’activité au sommet, conclue sa carrière sur ce prestigieux prix. Jouissant d’une notoriété sans faille au Japon, elle dansera par ailleurs pour la dernière fois à Tôkyô ce 20 décembre 2015.

Le second lauréat français est l’architecte Dominique Perrault. Ayant travaillé dans le monde entier, il est notamment connu en France pour la réalisation de la bibliothèque nationale de France.  Il a noué également des liens étroits avec l’Asie, où il a dirigé nombre d’ouvrages. Au Japon, par exemple, il est à l’origine du théâtre Nô de Tôkamichi dans la préfecture de Niigata, et de la Tour Fukoku à Ôsaka. Interrogé par Nobutoshi Notsu, secrétaire exécutif de la Nihon Bijutsu Kyôkai à l’occasion de la remise des prix, Dominique Perrault se dit encore aujourd’hui, très influencé dans son travail par la culture japonaise. Il souligne en effet l’importance de la notion si particulière de vide dans l’urbanisme japonais, qui l’inspire continuellement dans ses nouvelles créations.

Il ajoute : « Le Praemium Imperiale a un sens très important pour tous les artistes du monde entier, tous les créateurs, car c’est un prix profondément culturel, et non commercial, […] qui rend hommage à des oeuvres ».

À noter que deux Japonais ont également été primés cette année. Il s’agit du graphiste Tadanori Yokoo, reconnu pour ses affiches et ses peintures, et de la pianiste Mitsuko Uchida.

Hugo Pelet – sources : www.praemiumimperiale.org, www.perraultarchitecture.com, Remerciements particuliers à Charlotte Jean

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