Dans la revue de presse de ce lundi 5 janvier 2026, voici nos actualités : la rentrée de Sanae Takaichi, les jeunes résidents étrangers, ainsi que les tirs de missiles nord-coréens.
Année du cheval de feu
La Première ministre Sanae Takaichi a entamé l’année 2026 en invoquant l’énergie positive associée à l’« année du Cheval de Feu », tout en reconnaissant de nombreux défis à venir. Malgré une fin d’année 2025 marquée par une forte popularité, son gouvernement doit encore faire adopter des réformes sensibles, notamment un projet controversé visant à réduire de 10 % le nombre de sièges à la Chambre basse, qui divise aussi bien l’opposition que son propre parti. Sur le plan international, Takaichi reste prudente face à la crise au Venezuela, soulignant la priorité donnée à la sécurité des ressortissants japonais et au retour de la démocratie, sans critiquer l’action américaine. Elle a également exprimé son souhait d’améliorer les relations avec la Chine et confirmé une future visite aux États-Unis. À l’approche de la reprise parlementaire, l’exécutif se concentre sur l’adoption du budget 2026 et sur des réformes sociales destinées à alléger les charges liées à la natalité et à la sécurité sociale.
Hausse des jeunes étrangers
En 2025, les résidents étrangers représentaient 9,5 % des personnes dans la vingtaine au Japon, contre 4,1 % en 2015, selon une analyse de Kyōdō News. Cette hausse reflète leur rôle croissant dans un pays confronté au déclin de sa population jeune. En dix ans, le nombre d’étrangers dans la vingtaine a augmenté de 680 000 pour atteindre 1,22 million, tandis que les Japonais du même âge ont diminué de plus d’un million. Certains départements dépassent 10 %, comme Tōkyō ou Ōsaka. Le gouvernement prévoit d’accueillir davantage de travailleurs étrangers dès 2027. Les Chinois et les Vietnamiens restent les communautés les plus nombreuses.
Début d’année à risque
La Corée du Nord a lancé au moins deux missiles balistiques dimanche, selon le ministère japonais de la Défense. Les projectiles, tirés près de Pyongyang, sont tombés en mer du Japon, hors de la zone économique exclusive du Japon, après avoir parcouru environ 900 et 950 km, plaçant une partie du sud du pays à portée. Le ministre de la Défense, Shinjirō Koizumi, a dénoncé une menace pour la sécurité régionale et confirmé une coordination étroite avec les États-Unis et la Corée du Sud. Séoul a condamné une violation des résolutions de l’ONU. Ces tirs, les premiers de l’année, s’inscrivent dans la stratégie nord-coréenne de développement d’armes capables d’échapper aux systèmes de défense, notamment nucléaires tactiques.



