Chaque automne, la ville d’Okinawa, située au coeur de l’archipel du même nom, accueille le festival NiUtu Umachii.

Le Rinken Band en concert (© MCJP)
Le Rinken Band en concert (© MCJP)

Afin de faire connaître cet évènement en France, Rinken Band, un des groupes les plus réputés de cette région du Japon, fait escale à la Maison de la Culture du Japon Pàris. Depuis plus de 35 ans, Rinken Band parcourt le monde avec une « pop d’Okinawa » qui plonge ses racines dans la musique traditionnelle des Ryûkyû, l’ancien nom du petit archipel tropical. Le secret de cette longévité ? Des instruments emblématiques de ces îles (luth sanshin, tambour shima-daiko…) auxquels batterie, guitare basse et clavier ajoutent une touche contemporaine ; des mélodies entraînantes chantées en dialecte d’Okinawa ; des costumes aux couleurs éclatantes typiques de cette région ; et, bien sûr, l’esprit festif qui caractérise les concerts du groupe. En cette fin d’automne, la musique de Rinken Band ensoleillera Paris !

Plus d’informations :

  • Date et horaire : vendredi 5 et samedi 6 décembre à 20h
  • Lieu : Maison de la culture du Japon à Paris, 101 bis quai Branly, 75015 Paris
  • Tarifs : 15 €, réduit 13 €, adhérent MCJP 11 €
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16 Commentaires

  1. « des mélodies entraînantes chantées en dialecte d’Okinawa »… Mais que signifie exactement l’expression « dialecte d’Okinawa »? En fait, quelques clarifications sont nécessaires au sujet de ce terme. D’abord il est faux de considérer que le Japonais est l’unique langue autochtone du Japon. En plus de l’Aïnou (quasi-disparu) jadis parlé à Hokkaïdo par le peuple Aïnou, il faut relever la présence des langues Ryukyus parlés dans l’archipel Ryukyu (comportant l’île principale d’Okinawa).

    Toutes ces langues qui comportent par exemple le Yaeyama, l’Okinawaïen (Uchinaaguchi), le Kunigami (au nord d’Okinawa) sont en voie de disparition depuis l’annexion par le Japon meiji du Royaume de Ryukyu, qui entreprit alors une féroce campagne d’assimilation culturelle et linguistique. De nos jours, les langues Ryukyus sont en voie de disparition, tandis que l’idée qu’il faut protéger ces langues commence à peine à pénétrer les esprits (on est loin des campagnes efficaces de promotion des langues régionales en France), tandis que beaucoup persistent à voir en ces langues, des dialectes, des vulgaires patois, du Japonais déformé et mal parlé.

    Pour en revenir à l’article, le terme « dialecte d’Okinawa » peut faire référence à l’Uchinaaguchi, une langue japonique indépendante du Japonais et autrefois la langue de l’aristocratie de l’ancien royaume, et l’Uchinaa-yamatuguchi, le dialecte japonais parlé par les jeunes générations, mélangeant le Japonais avec l’Okinawaïen.

      • Je vais donc m’attacher à le rabaisser 🙂

        « Mais que signifie exactement l’expression « dialecte d’Okinawa » » ça sonne tout à fait comme une intervention destinée à rabaisser l’auteur de ce court article qui utilise un raccourci pour le plus grand nombre de lecteurs potentiels et par ailleurs un raccourci pas si « irrelevant » puisque de très nombreux linguistes se refusent à faire la distinction entre langue et dialecte

        « D’abord il est faux de considérer que le Japonais est l’unique langue autochtone du Japon » qui a soutenu le contraire ici? Deux minutes sur Google permettent à n’importe qui de le constater

         » De nos jours, les langues Ryukyus sont en voie de disparition, tandis que l’idée qu’il faut protéger ces langues commence à peine à pénétrer les esprits (on est loin des campagnes efficaces de promotion des langues régionales en France) » et c’est reparti pour un tour sur les comparaisons France-Japon, en faisant fi de toute échelle historique. L’histoire du Japon moderne a moins de 150 ans, la France jacobine un peu plus de deux siècles et le processus de centralisation et de laminage des langues régionales pratiquement quatre. Où étaient les remarquables campagnes de promotion des langues régionales 150 ans après le raz de marée centraliste de 1789 (ou plutôt 1793), à l’aube de la seconde guerre mondiale, breton, occitan, catalan et basque (pour ne citer que quelques « dialectes », « langues », « idiomes ») étaient particulièrement bien lotis? Ca c’est de l’info

        « tandis que beaucoup persistent à voir en ces langues, des dialectes, des vulgaires patois, du Japonais déformé et mal parlé.  » juste par curiosité, c’est qui les gens désignés par « beaucoup », les japonais du Kantou et du Kansai?

        Enfin, quelques copier-coller à partir de Wikipedia auraient le même effet d’élévation des « débats » . On ne parle pas la même langue à Amami ou à Okinawa, quelle surprise!!

        • Pour une fois que je faisais un compliment, c’était ma journée de bonté.

          « tandis que beaucoup persistent à voir en ces langues, des dialectes, des vulgaires patois, du Japonais déformé et mal parlé. » juste par curiosité, c’est qui les gens désignés par « beaucoup », les japonais du Kantou et du Kansai?

          Surement pas ceux du Kansai avec leur Osaka ben, il n’y a qu’à Tokyo qu’on parle le vrai japonais, tout le monde sait cela voyons!

          ( … et bien sur, il n’y a qu’à Paris que l’on parle le vrai français)

          • des « bens » il y en a partout, de Sapporo à Nagasaki. Et le « vrai » français est censé être celui de Tours, regrettable inadéquation entre localisation de la puissance jacobine (Paris) et la langue pure, sans doute rejetée en périphérie à cause de la force centrifuge

          • Pour répondre à Iriomote, mon intention était nullement de dénigrer l’article ou l’auteur. Je voulais simplement apporter des clarifications supplémentaires, car le terme de « dialecte d’Okinawa » était ambigu et pouvait porter à confusion sur un sujet encore méconnu.

            Je n’ai jamais dit que la politique française vis à vis des langues régionales était un modèle de tolérance et de promotion. L’idéologie jacobine est certes encore très persistante dans les mentalités et la France n’a toujours pas signé la Charte européene des langues régionales ou minoritaires, mais force est de constater que des langues comme le Corse et le Breton bénéficient au moins d’une certaine reconnaissance au niveau local, tandis que les organisations chargées de la promotion de ces langues comme Diwan qui gère un réseau d’écoles d’immersion linguistique existent bien. À Okinawa, rien de tout cela! Pas de signalisation routière bilingue en Japonais et en Ryukyuen comme cela se fait en Bretagne avec des panneaux bilingues Breton et Français. Pas d’enseignement en langues Ryukyus (ou même des langues Ryukyus) dans le système éducatif local. Ces langues, essentiellement locales n’ont jamais étés codifiées ou formellement transcrites à l’écrit et personne (y compris la poignée d’activistes pour la protection de ces langues) ne s’est attaché à la lourde tache de les codifier de manière à pouvoir les enseigner plus aisément.
            La seule initiative officielle est le « Shimakutuba no hi » (« le jour des parlers locaux ») décrété par la Préfecture d’Okinawa, timide promotion de ces langues en voie de disparition.

            En fait, Deepslv (et merci pour le compliment au passage!) , les langues ryukyus sont non seulement considérés comme des « dialectes » par les Japonais de Honshu, Kyushu, etc, mais également par les habitants de Ryukyu eux-même, ce qui est la raison principale de la stigmatisation de ces langues qui puisque considérés comme des dialectes du Japonais (Kokugo) il est donc inutile de protéger de vulgaires dialectes.

            La politique d’assimilation entreprise par le régime Meiji visant à assimiler les Ryukyus à l’État-nation japonais fut à l’époque accueillie avec zèle par la population locale qui désirait s’assimiler au Japon moderne. Le Japon, sa culture et sa langue était considéré par les Ryukyus comme symbole de progrès de modernité et d’ordre, tandis que la culture des Ryukyus était jugée barbare et archaïque, donc un obstacle au progrès. Il faut dire que la fragmentation des langues parmi les îles fort éloignées de l’archipel n’a guère aidé à la promotion de ces langues, tandis que la langue Japonaise apportait une unité qui faisait défaut au temps des monarques Ryukyus reclus dans leur palais de Sui (Shuri).
            La langue Japonaise était l’instrument du régime Meiji pour unifier le pays et donner un sentiment identitaire d’homogenité, pour que le Japon entre dans l’ère moderne incarnée à l’époque par le prestigieux modèle des États-nations, importé d’Europe.

  2. bon on remet le couvert

    « Je n’ai jamais dit que la politique française vis à vis des langues régionales était un modèle de tolérance et de promotion » si tu prenais la peine de lire, tu constaterais que je n’ai pas dit que tu prétendais cela, je dis simplement que ton échelle de comparaison n’est absolument pas valide

    je répète: 150 ans après la Révolution Française (c’est la durée qui sépare le Japon de Meiji d’avec le Japon d’aujourd’hui) , soit en 1939, en F-R-A-N-C-E, où étaient les écoles bilingues et les panneaux de signalisation? La « décentralisation », un peu d’autonomie voire de promotion des langues régionales en France est un phénomène relativement récent, une trentaine d’années maxi, qui doit beaucoup à des activistes, des militants et des petits groupes associatifs et culturels longtemps isolés, critiqués et écartés comme le sont aujourd’hui la poignée de promoteurs des langues de Ryukyu ou les défenseurs de la culture Ainu sur Hokkaido

    • J’avais pris la peine de lire. Simplement, cette comparaison n’avait pas de sens. Bien que le processus a commencé avec 1789, la France « moderne » est née sur les décombres de la défaite de 1870 avec la proclamation de la IIIème République et l’éducation unilingue en Français obligatoire. Soit à peu près dans la même époque que la naissance du Japon moderne Meiji.

      De plus, le Japon a pris un nouveau départ après la défaite de 1945 et la nouvelle constitution. Cependant, le processus qui a conduit au renouveau des langues régionales en France dès les années 1970, s’est à peine déclenché pour les minorités linguistiques au Japon en raison de la forte idée d’un Japon linguistiquement homogène qui persiste.

      • On ne peut en fait vraiment comparer les situations sans parler de l ‘immobilisme du Japon pendant des millénaires tandis qu ‘en Occident il y a eu pendant des siècles la même periode, lutte sociale et refus d’immobilisme . le  » nouveau départ  » du Japon est d’ailleurs dû à l ‘aide américaine . Décollage économique . la France en 1870 ce n ‘est pas le Japon de la même époque .

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