Dans la revue de presse de ce mardi 18 août 2026, voici nos actualités : la Première ministre hospitalisée, les pêches de Fukushima repartent vers Taïwan, et le Japon et l’Australie renforcent leur coopération militaire.
Sanae Takaichi hospitalisée
La devise « travail, travail, travail, travail et travail » de la Première ministre Sanae Takaichi semble avoir des conséquences sur sa santé. Elle a passé six heures et demie dans un hôpital de Tōkyō lundi, quelques semaines seulement après avoir révélé qu’elle dormait très peu. Selon des responsables de son entourage, cette visite avait notamment pour objectif de vérifier l’état de ses mains et de procéder à plusieurs examens médicaux. Aucun problème particulier n’aurait toutefois été constaté. Atteinte de polyarthrite rhumatoïde, la Première ministre avait déjà été soignée dans cet établissement en février après s’être blessée à la main droite. Dans un message publié le 20 juillet sur X, elle avait expliqué que son temps de sommeil était parfois limité à zéro ou trois heures par jour depuis son arrivée au pouvoir, décrivant un quotidien largement consacré au travail et à la préparation de documents politiques. Le ministère de la Santé recommande pourtant aux adultes de dormir au moins six heures par nuit. Une session parlementaire extraordinaire et plusieurs changements de personnel prévus cet automne devraient par ailleurs continuer à solliciter fortement la Première ministre.
Fukushima a la pêche
Les pêches de Fukushima font leur retour sur le marché taïwanais. Après plus de quatorze ans d’interruption liée à la crise nucléaire de 2011, les exportations vers Taïwan ont repris lundi. Environ 4,5 tonnes de fruits devraient être envoyées dans le pays d’ici le 11 septembre, après la levée, en novembre dernier, des restrictions imposées aux importations de produits alimentaires japonais. Avant l’accident de Fukushima Daiichi, Taïwan représentait un débouché important pour les producteurs locaux : en 2010, 18,5 tonnes sur les 28,8 tonnes de pêches exportées par le département y avaient été vendues. Des envois tests avaient déjà été réalisés en 2023 et 2025, après des contrôles ayant confirmé leur conformité aux normes sanitaires, mais ils étaient restés très limités. Pour marquer cette reprise, 40 caisses, représentant environ 200 kilogrammes de pêches, ont quitté lundi une station de conditionnement. Elles doivent rejoindre Taïwan par avion, après un passage par le marché de gros de Toyosu à Tōkyō puis l’aéroport de Narita, avant d’être commercialisées dans des grands magasins. Yoshiyuki Fujino, responsable de la coopérative JA Fukushima Mirai, s’est réjoui de cette reprise, estimant qu’elle devrait renforcer la confiance des producteurs et contribuer à accroître la valeur de la marque des pêches de Fukushima.
Coopération militaire
Le Japon et l’Australie renforcent leur coopération militaire autour de plusieurs projets communs. Mardi, les ministres de la Défense Shinjiro Koizumi et Richard Marles ont notamment salué les résultats obtenus lors des essais du laser à haute énergie développé dans le cadre du projet Boobook. Cette technologie, qui peut être déployée sur terre comme en mer, doit notamment permettre de repérer les menaces à distance. Pour Koizumi, ce programme constitue également une étape importante pour l’industrie de défense japonaise, puisqu’il s’agit du premier projet conjoint de recherche et développement dans le domaine de la défense. Les deux gouvernements cherchent par ailleurs à élargir l’accès des forces japonaises aux infrastructures australiennes utilisées pour tester des missiles, notamment des armes hypersoniques et à longue portée. Les discussions portent également sur la future version améliorée des frégates de classe Mogami destinées à l’Australie. Le premier bâtiment doit entrer en service au sein de la marine australienne avant la fin de la décennie, dans le cadre du plus important contrat d’exportation militaire conclu par le Japon depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette intensification des liens intervient alors que les deux pays font face à un contexte sécuritaire jugé de plus en plus tendu dans l’Indo-Pacifique. Tōkyō et Canberra s’interrogent également sur la capacité des États-Unis à rester pleinement engagés dans la région en raison de leurs autres priorités internationales. Koizumi a ainsi réaffirmé l’importance du partenariat entre le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud pour préserver la stabilité régionale.



