Dans la revue de presse de ce jeudi 1er octobre 2026, voici nos actualités : la rentrée politique de Sanae Takaichi, le durcissement des règles pour les visas, et la reconnaissance internationale pour une jeune maire.
Discours à la Diète
Sanae Takaichi devrait placer la croissance économique et la confiance dans l’avenir au cœur de son discours de politique générale, prévu le 5 octobre à l’ouverture d’une session extraordinaire de la Diète. La Première ministre annoncera notamment un plan quinquennal destiné à stimuler l’investissement intérieur, avec l’objectif d’enclencher un cercle vertueux entre croissance du PIB, emploi, revenus et recettes fiscales. Elle défendra également le projet de baisse de la taxe à la consommation appliquée aux produits alimentaires et boissons, présenté comme un moyen de redonner des marges aux ménages. Le gouvernement affirme pouvoir financer cette mesure sans recourir à de nouvelles obligations destinées à couvrir le déficit, sans toutefois détailler encore les ressources prévues. Sur le plan diplomatique, Takaichi réaffirmera le soutien du Japon à la Cour pénale internationale et sa fermeté envers la Corée du Nord, tout en laissant ouverte l’hypothèse d’un sommet avec Kim Jong Un. Elle abordera la gestion des catastrophes, Okinawa et la réforme constitutionnelle. Elle promettra aussi de renforcer le rôle de l’Etat dans la préparation et la réponse aux catastrophes.
Durcissement des règles
Le Japon a durci, aujourd’hui, les conditions d’accès à la résidence permanente et fortement augmenté les frais liés aux visas. Le gouvernement affirme vouloir favoriser la « coexistence avec les étrangers qui respectent les règles », mais ces mesures suscitent des craintes d’exclusion. Deux des trois critères de résidence permanente sont renforcés : l’autonomie financière et l’intérêt national. Le revenu annuel attendu pour une personne seule passerait d’environ 3 millions à 4,5 millions de yens (de 16 770 à 25 155 euros), avec de nouvelles exigences concernant les retraites à partir d’avril 2027. Les candidats devront aussi démontrer une contribution concrète au Japon, tandis que les impayés fiscaux pourront être pénalisants. Un dispositif de révocation de la résidence permanente entrera également en vigueur en 2027 pour certains manquements graves. Le gouvernement invoque aussi le recours à l’aide sociale, bien que les données disponibles soient limitées. Enfin, les frais explosent : jusqu’à 75 000 yens (420 euros) pour certains renouvellements et 200 000 yens (1 118 euros) pour une demande de résidence permanente. Ces recettes financeront notamment l’enseignement du japonais et le renforcement des expulsions.
Une maire dans le Time
Shōko Kawata, maire de Yawata dans le département de Kyōto, a été distinguée par le magazine Time parmi les 100 jeunes personnalités les plus influentes au monde. Élue en 2023 à 33 ans, elle était alors la plus jeune femme maire du Japon. Elle s’était déjà fait remarquer en annonçant qu’elle prendrait un congé maternité, une première pour une maire en exercice dans le pays. Partie en congé en juillet, elle a donné naissance à une fille le 15 septembre et continue de gérer certaines affaires municipales à distance jusqu’à son retour prévu le 8 novembre. Kawata affirme n’avoir jamais considéré la maternité et les fonctions publiques comme incompatibles. Sa décision a suscité à la fois soutien et critiques, dans un pays où les femmes restent peu représentées en politique et confrontées à de fortes attentes professionnelles. Time souligne aussi les politiques familiales menées par son administration, notamment la baisse du prix des repas scolaires, la gratuité des couches en crèche et le développement des soins post-partum.



