Dans la revue de presse de ce mardi 26 août 2025, voici nos actualités : Shigeru Ishiba soutenu par la population, durcissement des critères pour un visa, ainsi que les excuses après la mort d’un innocent en prison.
Soutenu par le peuple
Un sondage national du Mainichi révèle que 43 % des Japonais estiment que le Premier ministre Shigeru Ishiba n’a pas besoin de démissionner, contre 39% favorables à son départ. Les soutiens du Parti libéral-démocrate (PLD) et du Kômeitô privilégient sa continuité, tandis que les jeunes générations (18-39 ans) souhaitent majoritairement sa démission, contrairement aux plus de 50 ans. Les raisons invoquées incluent le rejet des luttes de factions, l’absence d’alternative crédible et la nécessité d’éviter un vide politique. Malgré ses revers électoraux, Ishiba reste favori des sympathisants PLD (42 %) pour diriger le pays, devant Takaichi et Koizumi.
Durcissement des critères
Le Japon prévoit de durcir les conditions d’obtention du visa « business manager » dès octobre 2025. Le capital minimum exigé passera de 5 à 30 millions de yens (environ 174 720 euros) et les demandeurs devront embaucher au moins un salarié à temps plein. Ils devront aussi justifier de trois ans d’expérience ou d’un diplôme en gestion, et faire valider leur projet par un consultant certifié PME. Cette réforme vise à lutter contre les abus liés à la création de sociétés fictives. Fin 2024, 41 615 étrangers détenaient ce visa, dont 52 % de ressortissants chinois, mais seuls 4 % rempliraient désormais les nouveaux critères.
Excuses tardives
Ce lundi, des hauts responsables de la police et du parquet japonais ont présenté des excuses publiques à la famille de Shizuo Aishima, ancien conseiller de l’entreprise Ohkawara Kakohki, décédé en détention après avoir été injustement inculpé. Aishima, atteint d’un cancer de l’estomac découvert durant sa détention, est mort en février 2021 à 72 ans, avant l’abandon des charges. Sa famille a accepté l’excuse après la publication d’un rapport révélant de graves manquements dans l’enquête. Toutefois, son fils a dénoncé une révision « insuffisante » et exigé une enquête indépendante ainsi que la démission des procureurs concernés.



