La politique étrangère du nouveau premier ministre Shinzo Abe inquiète les pays voisins, notamment la Chine. Le ministre se place en tant que défendeur des intérêts du Japon et n’hésite pas à rappeler la souveraineté du pays sur les îles Senkaku /Diaoyu.

La population japonaise s’attend en effet à une politique étrangère plus assurée par rapport à celle de l’ancien chef du gouvernement, Yoshihiko Noda. Alors que certains s’inquiètent d’une approche brutale voire belliqueuse et s’attendent à une amplification des tensions avec la Chine, d’autres voient Shinzo Abe seulement comme un politicien pragmatique. Singh, expert en relations internationales de l’Asie du Nord, pense que « Abe adoptera une approche pragmatique et montrera en même temps un Japon fort défendant ses intérêts nationaux ». Il pense qu’il restera modéré en matière de politique étrangère, et qu’il reconnaitra l’importance de la Chine pour le Japon ainsi que le besoin d’une réelle stabilité régionale.

Ayant affirmé l’importance de cette stabilité, Shinzo Abe a envoyé le juriste et ancien ministre des finances Fukushiro Nukaga à Seoul, ce vendredi 4 janvier. Il lui a confié une lettre à destination de Park Geun Hye, le président de sud-coréen, disant qu’il voulait entretenir des relations amicales et construire des relations bilatérales solides entre les deux pays. Park Geun Hye a répondu qu’il acceptait avec plaisir cette demande, et a même ajouté vouloir venir lui rendre visite au Japon. Ce vendredi, lors d’une conférence de presse, Shinzo Abe a également déclaré qu’il rendrait prochainement  visite au président des États-Unis d’Amérique et qu’il souhaite voir perdurer l’alliance nippo-américaine.

Ce que la population espère avec le retour du PLD (Parti Libéral Démocrate) sur le devant de la scène, c’est une stabilité, autant économique que politique. Une partie de la population considère que le gouvernement de Yoshihiko Noda n’était pas assez dynamique et espère un  changement en matière de stratégie politique et économique. Mais les inquiétudes restent tout de même présentes car les japonais souhaitent une accalmie des dégradations des relations avec la Chine, et Shinzo Abe est réputé pour être un « faucon » en matière de politique étrangère.

Sofia Ababou – sources: The Japan Times, The Daily Yomiuri
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