Dans la revue de presse de ce mardi 10 mars 2026, voici nos actualités : le gouvernement envisage des subventions pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, Tōkyō déploie des missiles sur ses îles de l’ouest pour dissuader la Chine d’intervenir à Taïwan, ainsi que la validation par le Cabinet du projet de loi JESTA et les contrôles renforcés pour les touristes en 2028.
Aides gouvernementales face à la flambée de l’énergie
Le gouvernement japonais envisage des mesures pour atténuer la flambée des prix de l’énergie qui affecte les factures des services publics, conséquence directe de la guerre en Iran. Le pays importe près de 90 % de son pétrole brut et 11 % de son GNL, dont l’acheminement est bloqué par la situation dans le détroit d’Ormuz. La Première ministre Sanae Takaichi a déclaré lors d’une séance devant la Chambre basse : « Nous prendrons des mesures avant qu’il ne soit trop tard », notant que le gouvernement surveille la situation depuis la semaine dernière. Elle a nié la nécessité de mesures budgétaires supplémentaires qui prendraient la forme de subventions. Satsuki Katayama, la ministre des Finances, a déclaré que le gouvernement dispose de 860 milliards de yens (environ 4,69 milliards d’euros) de fonds de réserve pour le budget en cours, ce qui permettra de financer des contre-mesures « pour les un à deux prochains mois ».
Déploiement de missiles en dissuasion
Le Japon, les Philippines et les États-Unis déploient de manière conjointe des missiles avancés, afin de renforcer les bases militaires situées près de Taïwan pour tenir les forces chinoises à distance en cas de conflit. Le Japon a envoyé des missiles Type-12 à longue portée dans la région de Kyūshū et d’autres systèmes avancés vers ses îles éloignées du sud-ouest pour renforcer ses « capacités de contre-attaque ». Shinjirō Koizumi, le ministre de la Défense, a annoncé le mois dernier que des systèmes de défense aérienne seraient également envoyés sur l’île de Yonaguni, à seulement 110 km à l’est de Taïwan, d’ici 2030. Washington soutient ces déploiements par des exercices d’entraînement conjoints tout en ajoutant ses propres systèmes au dispositif. Avec la Première ministre Sanae Takaichi, Tōkyō a défini la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan comme un élément central pour sa sécurité nationale.
Validation du JESTA
Le Cabinet a approuvé un projet de loi visant à modifier la loi sur le contrôle de l’immigration et la reconnaissance des réfugiés en introduisant le JESTA pour 2028. Le Système électronique japonais d’autorisation de voyage exigera que les touristes étrangers, exemptés des exigences de visa, soit environ 74 pays et régions, dont la France, saisissent des informations avant leur entrée au Japon. L’objectif est de renforcer les contrôles sur l’immigration en préfiltrant les séjours illégaux potentiels. Des frais de traitement seront facturés pour la procédure d’autorisation. Le système vise à simplifier le processus pour limiter la surcharge des contrôles à l’entrée. De plus, les compagnies aériennes et les opérateurs de transport devront signaler les informations de réservation des voyageurs étrangers à l’Agence des services d’immigration. Si l’entrée n’est pas approuvée, l’embarquement sera interdit. Les entreprises enfreignant cette règle seront sanctionnées par des amendes.



