Dans la revue de presse de ce mercredi 22 juillet 2026, voici nos actualités : la Première ministre déclare publiquement manquer de sommeil, le yen tombe à son plus bas niveau depuis 1986, et le Canada rejoint le programme de coopération militaire lancé, entre autres, par le Japon.
Zéro à trois heures par nuit
La Première ministre Sanae Takaichi fait l’objet de critiques après avoir publié sur X un message détaillant son rythme de travail particulièrement intense. Elle explique consacrer l’intégralité de son temps libre à l’étude de dossiers politiques, tout en affirmant dormir moins de trois heures par nuit depuis son arrivée au pouvoir. Elle ajoute avoir récemment réussi à dormir cinq heures et avoir profité d’un rare moment libre pour faire quelques tâches ménagères. Cet aveu a suscité de nombreuses réactions au sein de la majorité et de l’opposition. Le chef du Parti démocrate pour le peuple, Yuichiro Tamaki, a déclaré qu’il était essentiel pour la Première ministre de déléguer une partie de son travail. Cela lui permettrait d’avoir l’esprit plus reposé et ainsi de prendre des décisions de manière plus lucide. Au sein du Parti libéral-démocrate, certains s’interrogent également sur la capacité de son entourage à mieux répartir sa charge de travail et à la protéger de l’épuisement. Enfin, l’opposition, quant à elle, critique une communication inhabituelle. Elle estime qu’il n’est pas commun pour un dirigeant de mettre publiquement en avant son manque de sommeil.
La chute record du yen
Le yen japonais a atteint son niveau le plus faible face au dollar depuis 1986. Cette nuit, la devise japonaise est tombée au-delà de 163 yens pour un dollar américain, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 1986. Depuis juin, le yen évolue autour de 160 yens pour un dollar sans que cela ne semble inquiéter les autorités. Cette absence d’action alimente l’idée que Tōkyō accepterait désormais une monnaie plus faible. Par ailleurs, la politique économique de Sanae Takaichi, qui prévoit de baisser les impôts et d’augmenter les dépenses publiques, est considérée par certains analystes comme un facteur contribuant à l’affaiblissement du yen. De plus, certains experts estiment que la monnaie japonaise pourrait encore perdre de sa valeur, jusqu’à atteindre 170 yens pour un dollar en 2027. Face à cela, la ministre des Finances, Satsuki Katayama, affirme que le gouvernement reste prêt à prendre des mesures décisives si nécessaire. Les autorités japonaises ont déjà dépensé environ 73,6 milliards de dollars au printemps pour soutenir le yen. Enfin, l’écart important entre le taux directeur américain, situé autour de 3,5 %, et celui du Japon, fixé à 1 %, accentue la pression sur le yen. De nombreux investisseurs privilégient alors les placements en dollars, contribuant ainsi à la baisse du yen.
Le Canada rejoint le GCAP comme observateur
Le Canada rejoint le Global Combat Air Programme (GCAP) développé par le Japon, le Royaume-Uni et l’Italie. Cette participation permettra à Ottawa d’obtenir un accès privilégié aux avancées du programme, tout en conservant pour l’instant un statut d’observateur, sans engagement financier à ce stade. Lancé en 2022, le GCAP vise à créer un avion de chasse furtif de sixième génération d’ici 2035. Le développement industriel est mené notamment par Mitsubishi Heavy Industries, BAE Systems et Leonardo. La participation du Canada s’inscrit dans sa volonté de diversifier ses partenariats militaires avec l’Europe et d’autres puissances intermédiaires, tout en réduisant sa dépendance à l’égard des États-Unis. Le projet apparaît comme majeur dans le développement des avions de combat de nouvelle génération, puisqu’il entre en concurrence directe avec le programme américain NGAD. Le ministre canadien de la Défense avait déjà exprimé son intérêt pour cette initiative lors d’une rencontre avec son homologue japonais. Cette nouvelle coopération pourrait ouvrir la voie à une une éventuelle participation pleine et entière du Canada dans le programme et renforcer les liens entre Ottawa et Tōkyō.



