Dans la revue de presse de ce jeudi 23 juillet 2026, voici nos actualités : le Japon rompt le tabou sur le nucléaire militaire, les démissions d’enseignants pour raisons de santé mentale atteignent un niveau record, et le pays renforce son soutien au développement de la Palestine.
La fin du tabou sur le nucléaire
Le ministre de la Défense japonais, Shinjirō Koizumi, appelle à rompre le tabou autour du nucléaire militaire au nom de la sécurité nationale. Depuis les bombardements de Hiroshima et de Nagasaki en août 1945, le Japon y avait renoncé, allant jusqu’à adopter trois principes non nucléaires : ne pas posséder d’armes nucléaires, ne pas en fabriquer et ne pas en accueillir sur son territoire. Mais ce mercredi, Koizumi a remis sur la table le débat nucléaire. Après un déplacement au siège de l’OTAN, il a déclaré qu’aucun pays ne peut garantir seul sa sécurité. Il a notamment évoqué le cas de la France qui travaille conjointement avec l’Allemagne pour souligner que la collaboration entre États était primordiale. De son côté, Sanae Takaichi, la Première ministre, s’est dite favorable à l’ouverture de discussions quant à la révision des trois principes non nucléaires. De plus, le Parti de l’innovation a profité de l’occasion pour proposer l’acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire. Enfin, Koizumi s’est entretenu avec Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN. Tous deux en ont convenu que la sécurité de l’Indo-Pacifique et celle de l’espace euro-atlantique étaient indissociables. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues, marqué par des exercices de tir chinois et russes dans les eaux proches du Japon, ainsi que par des manœuvres militaires russes à proximité de la Manche.
Crise mentale des enseignants
Le Japon fait face à un nombre inédit de démissions d’enseignants dans le système éducatif. Selon le ministère de l’Éducation, en 2024, 1 319 professeurs, tous niveaux confondus, ont démissionné pour des raisons de santé mentale. Pour la première fois, le chiffre dépasse le seuil des 1 000 départs, soit une hausse de 40 % par rapport à 2022. Ce nombre augmente régulièrement depuis 2010, où on enregistrait 599 démissions. En 2024, ce chiffre avait plus que doublé en quatorze ans. Parmi les facteurs évoqués figurent la gestion des besoins de plus en plus diversifiés des élèves, les relations entre professeurs et la surcharge administrative. Les écoles primaires sont les plus touchées avec 801 départs, avec ensuite les collèges (365) et les lycées (153). Cependant, le nombre total d’enseignants ayant quitté leurs fonctions a diminué, principalement en raison du recul des départs à la retraite. Enfin, l’enquête révèle un déséquilibre générationnel chez les enseignants. La tranche d’âge des 40-49 ans est la moins nombreuse, ce qui complique l’accompagnement des jeunes professeurs ainsi que la transmission des compétences et des savoir-faire.
Tōkyō soutient la Palestine
Ce mercredi, le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, s’est rendu aux Philippines dans le cadre de la Conférence sur la coopération entre pays d’Asie de l’Est pour le développement de la Palestine (CEAPAD). Lancé en 2013 par le Japon, ce cadre de coopération vise à soutenir le développement de la Palestine et la mise en place d’une solution à deux États. Cette coopération entre États doit permettre à la Palestine de développer ses compétences dans différents secteurs tels que la santé, l’éducation, l’agriculture ou encore le tourisme. Motegi a également souligné l’importance de la coopération trilatérale, dans laquelle les pays partenaires s’unissent afin d’accompagner le développement de la Palestine.



