Dans la revue de presse de ce mardi 21 mai, nous aborderons : l’augmentation du PIB japonais au premier trimestre 2019, puis la mise en place d’archives numériques afin d’éviter les scandales et enfin l’engouement des personnes âgées autour des applications de seconde main. 

Le PIB a augmenté au premier trimestre 2019 

Fin 2018, le PIB japonais avait déjà observé une hausse de 0,4%, mais ce début d’année 2019 s’annonce encore plus prometteur avec une augmentation de 0,5%. Cette progression s’explique en raison de la conjoncture actuelle, qui fait que le Japon a plus exporté de produits qu’il n’en a importés ces trois derniers mois. Tandis que le pays pourrait se féliciter de ces chiffres, ces derniers cachent une réalité toute autre. En effet, ce déclin des importations reflète simplement une baisse du pouvoir d’achat. Une tendance qui ne semble pas prête de s’inverser, car le gouvernement a prévu une hausse de la taxe à la consommation, soit un passage des 8% actuels vers les 10% d’ici le mois d’octobre, le tout afin de palier à la dette du pays. Le Japon est également, comme nous avons pu vous l’expliquer hier, touché par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Les exportations vers la Chine ont d’ailleurs baissé de 2,4%. 

Le numérique pour contrer les scandales 

Le gouvernement a annoncé ce mardi qu’il prévoyait le passage au numérique de la plupart des documents publics du pays d’ici 2026, soit l’année d’ouverture des nouvelles Archives Nationales du Japon. Cette annonce intervient alors que le pays a connu plusieurs scandales de gestion récemment. À titre d’exemple, nous pourrons citer l’affaire Mairtomo Gakuen, où le ministère des Finances avait permis à cet opérateur scolaire de bénéficier d’un prix très avantageux sur un terrain public.
Déjà en juillet 2018, le gouvernement avait adopté une série de mesures afin de mettre en place des peines sévères pour quiconque manipulait ou dissimulait des documents publics. Le Premier ministre Shinzô Abe a conscience que la confiance perdue est « extrêmement difficile » à regagner, mais a ajouté que ce revirement vers le numérique est indispensable pour ce faire. 

Les applications de seconde main ont la cote 

Les jeunes Japonais utilisent fréquemment des applications de vente de seconde main pour se débarrasser des affaires qui ne leur plaisent plus, mais ces plateformes ont récemment trouvé un public plus étonnant. En effet, ce sont les seniors qui se mettent à utiliser leurs services. Et ces derniers ont un but bien précis : se débarrasser de ce qui les encombre avant leur mort. « J’ai voulu ranger graduellement pendant que j’étais encore capable et en bonne santé « , a déclaré Yoko Katsumi, 61 ans, à l’agence de presse Jiji. Autrefois, ce qu’on appelle le shûkatsu, c’est à dire les préparatifs de fin de vie, était un terme tabou. Aujourd’hui, le terme est devenu a la mode, et des séminaires lui sont dédiés, permettant d’offrir des conseils sur la marche à suivre, depuis l’héritage jusqu’à l’organisation des funérailles. Selon Mercari, l’un des deux plus importants exploitants d’applications de vente de seconde main au Japon, les articles vendus estampillés shûkatsu ou un autre mot clé similaire ont augmenté d’environ 2,5% en 2018.