L’aïkido, qui signifie littéralement, « voie de l’union des énergies » est un art martial japonais créé par Ueshiba Morihei dans le premier tiers du XXème siècle. L’histoire de l’aïkido débute donc avec celle de son créateur, né en 1883 dans dans une famille de petits guerriers du département de Wakayama. Ueshiba Morihei se passionne très tôt pour les techniques de jujitsu puis l’école de sabre Daito et enfin l’Omoto-kio, secte animiste et mystique. Riche de toutes ces expériences, le créateur de l’aïkido va enseigner son art comme une tentative de synthèse entre une méthode de défense et une réflexion d’ordre spirituel, aspirant à la communion avec la nature ainsi qu’à l’amour universel. Ueshiba s’installe ensuite à Tokyo en 1927, où il fonde un dojo, une école, et rencontre Kano Jigoro, le fondateur du judo qui lui apporte aussitôt son soutien. Après la guerre, c’est Ueshiba Kisshomaru, le fils de Morihei, qui donne une nouvelle orientation à l’aïkido japonais : il lui imprime une dimension plus sportive en favorisant son enseignement dans les écoles et les universités. Aujourd’hui, la famille Ueshiba continue d’oeuvrer pour le développement de l’aïkido au Japon et dans le monde.

En France, l’aïkido se répand dès l’arrivée de Mochizuki Minoru en 1951, puis d’Abe Tadashi en 1953, tous deux élèves de Morihei Ueshiba. Cette pratique séduit tout d’abord les adeptes du judo, puis, rapidement, un plus large public. Les techniques de l’aïkido sont basées sur l’affrontement de deux partenaires qui portent un kimono blanc semblable à celui des judokas mais les aïkidokas les plus avancés portent, quant à eux, le hakama, une sorte de large pantalon-jupe noir ou bleu foncé qui permet de cacher les mouvements des pieds.

Comme le karaté ou le kung-fu, l’aïkido se définit comme un art de défense non violent dont l’idéal est l’absence d’affrontement ou d’opposition. Il n’existe donc pas de compétition ou de combat libre, le modèle d’entraînement est comme celui des tournois d’aïkido celui de l’exercice formel, effectué alternativement par les deux partenaires. Les principes de l’aïkido consistent à déstabiliser, à projeter ou à contrôler le partenaire à l’aide d’une clé portée à l’épaule, au coude ou au poignet en utilisant la force de son attaque. Ces mouvements se déroulent tout en se plaçant soi-même au centre du cercle imaginaire créé par l’ensemble du mouvement. Pour la riposte, le tori dispose de deux techniques, la projection ou le contrôle, utilisées en fonction de trois facteurs : sa position et celle du uke, debout ou à genoux ; l’attaque portée par le uke (une vingtaine de possibilités environ, selon qu’il attaque à mains nues ou armé) ; et le nombre d’adversaires.
aikido

L’aïkido compte cinq principes de contrôle fondamentaux – ikkyo, nikyo, sankyo, yonkyo et gokyo – et une dizaine de techniques de projection – parmi lesquelles irimi-nage, shiho-nage, kaiten-nage, koshi-nage, kokyu-nage, tenchi-nage ou encore kote-gaeshi. Au total, attaques et ripostes combinées forment un répertoire de plus de sept cents techniques. Les techniques d’aïkido étant intimement liées à celles des écoles de jujitsu dont elles sont issues – notamment les écoles de sabre -, la pratique avec armes est essentielle, et toujours complémentaire du travail à mains nues. Les pratiquants utilisent le sabre de bois (bokken), ainsi que des bâtons de différentes longueurs (jo, bo). Pour trouver des stages d’aïkido ou des cours d’aïkido, il faut s’adresser au Dojo le plus près ou rechercher sur internet, par exemple, parmi les nombreuses propositions.

Regine

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