22 ans après jour pour jour, le Japon se souvient de sa plus grande attaque terroriste, celle au gaz sarin dans les métros de Tôkyô du 20 mars 1995. 

Affichage de la ligne de métro Marunouchi à Tôkyô concernée par les attentats (© Tim Adams CC2.0)

Le 20 mars 1995 à 8 heures du matin, des membres de la secte Aum Shinrikyô créée par le gourou Shôkô Asahara ont libéré par actions coordonnées du gaz sarin dans les métros de Tôkyô. Gaz inodore, incolore et mortel considéré comme étant 500 fois plus toxique que le cyanure, il a entrainé la mort de 13 personnes dont deux employés du métro et en a intoxiqué plus de 6000 autres.

Le fondateur Asahara mené par des aspirations apocalyptiques, a commandité cet acte afin de semer le trouble et la panique au sein de la police qui enquêtait alors sur les pratiques de cette secte.

Chaque année, le Japon commémore ce triste anniversaire afin de ne pas oublier les morts et les nombreuses victimes qui ont gardé des séquelles. L’écrivain japonais Haruki Murakami, dans son livre intitulé Underground, nous livre des témoignages des victimes et des membres de la secte en hommage aux victimes.

Le Japon reste épargné par la menace terroriste en général et par celle qui pèse sur le monde occidentale. Cependant, à l’approche des Jeux Olympiques de 2020 de Tôkyô, le gouvernement japonais renforce sa vigilance.

Diane Gabrielle – source : The Japan Times