Le Japon projette d’accueillir les jeux Olympiques 2020

Logo des derniers jeux olympiques à Tôkyô en 1964

Le Japon a préparé un dossier de candidature aux jeux Olympiques d’été en 2020 à Tôkyô, ce jeudi 16 février. Le comité en charge de ce projet aimerait profiter de cette occasion pour revitaliser le Japon après les évènements du 11 mars 2011.

La dernière campagne pour les jeux de 2016 s’était soldée par un échec face à Rio de Janeiro, au Brésil. Cette fois-ci le Japon espère bien en tirer des leçons et ainsi présenter un budget plus réaliste, qui pourrait bien être réduit de moitié. De plus, cette fois-ci la candidature de Tokyo bénéficie du soutien du pouvoir en place ainsi que de la population, qui serait à 66% favorable au déroulement des jeux selon un récent sondage.

Tôkyô estime le budget à 7,5 milliards de yen (environ 73 millions d’euros). Cinquante et un pour cent de cette somme serait assurée par le soutien du secteur privé, et le reste serait pris en charge en quasi intégralité par le gouvernement métropolitain de Tokyo.

La dernière fois que les jeux olympiques d’été ont été confiés au Japon, en 1964 face au Qatar, la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Espagne, le pays c’était félicité du déroulement des évènements.

La pierre angulaire de ce projet est la construction d’un nouveau stade national, avec une capacité de 80 000 places. Il accueillerait les cérémonies d’ouverture et de fermeture, les épreuves d’athlétisme ainsi que les rencontres de football et de rugby. Selon la mairie de Tôkyô ce stade pourrait bien être construit même si la candidature japonaise n’était pas retenue.

Deux jours plus tôt l’Italie venait de retirer la candidature de Rome, le gouvernement n’ayant pas préféré poursuivre les investissements, notamment à cause de la situation économique qui est devenue relativement délicate. Cette décision pourrait bien donner un coup de pouce au Japon, cependant Masato Mizuno, qui dirige la candidature de Tokyo 2020, n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le Comité International Olympique (CIO) choisira les villes candidates le 23 mai, et le choix définitif aura lieu le 7 septembre 2013. Mizuno s’est déclaré confiant et estime que le risque que d’autres catastrophes aient lieu d’ici là n’était pas un sujet de préoccupation.

Julien Barbier. Source : The Mainichi Daily News