Dans cette revue de presse du mardi 12 mars, nous aborderons : l’alliance entre les constructeurs automobiles dans l’après Ghosn, le début des rites d’abdication pour l’empereur et le Japon à j-500 des JO.

L’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi dans l’après Ghosn

Ce mardi, les trois constructeurs ont annoncé la création d’un nouvel organe chargé de gérer leur alliance avec à sa tête Jean-Dominique Senard, président de Renault, qui remplace Carlos Ghosn arrêté en novembre dernier. Ce nouveau système de gestion du partenariat se veut plus consultatif et structuré que le précédent et doit éviter la trop grande concentration des pouvoirs. On retrouve dans ce groupe Senard, Hiroto Saikawa, PDG de Nissan, Osamu Masuko, PDG de Mitsubishi Motors et Thierry Bolloré, directeur de Renault. Le conseil prendra ses décisions par consensus. Et, pendant la conférence de presse commune, Senard a indiqué qu’il ne chercherait pas à devenir président de Nissan. On peut y voir ici un premier pas des Japonais vers plus d’indépendance vis-à-vis de Renault.

Début des rites d’abdication

Ce 12 mars, l’empereur Akihito a effectué le premier des onze rites en vue de son abdication prévue le 30 avril. En habits traditionnels, il s’est rendu dans le sanctuaire impérial, situé dans le palais, où il a annoncé à la déesse Amaterasu son intention d’abdiquer. Il devra effectuer ce même rite dans d’autres lieux tout aussi symboliques, comme le sanctuaire d’Ise. Le rite le plus important sera probablement son annonce au peuple, dans la soirée du 30 avril, de son abdication et la dernière rencontre avec les représentants politiques. Ce rite est considéré comme en lien avec l’État alors que les dix autres sont simplement considérés comme des évènements de la Maison impériale. Selon cette dernière, les dépenses liées aux rites seront couvertes par les fonds réservés à la vie de l’empereur et de la cour. L’État ne devrait donc pas avoir à dépenser davantage.

500 jours avant les Jeux olympiques

Ce 12 mars, le Japon a annoncé l’étape des 500 jours avant les Jeux olympiques de 2020 à Tôkyô. Un certain nombre d’événements ont été organisés dans la capitale et ses environs pour marquer cette étape et créer cette ambiance typique des Jeux, tout en faisant la promotion. Le comité d’organisation a aussi dévoilé un ensemble de 50 pictogrammes représentant les différents sports qui seront disputés aux JO. Les pictogrammes, qui font désormais partie intégrante des JO, ont été introduits en 1964, alors que Tôkyô accueillait pour la première fois l’évènement. Une équipe de dix personnes, incluant le célèbre designer Masaaki Hiromura et maitre de la signalétique japonaise, a travaillé sur le projet en prenant comme base les 20 pictogrammes utilisés en 1964.