Des écologistes ont annoncé lundi qu’ils suspendaient leurs opérations de harcèlement des baleiniers japonais dans l’Antarctique cette année, avançant les risques encourus par les militants.

Le Steve Irwin, navire de l’association de défense de l’environnement Sea Shepherd, va rentrer à l’une de ses bases en Australie, alors qu’il lui restait assez de carburant pour gêner les baleiniers pendant quatre jours supplémentaires.

« Cela ne vaut pas le coup de rester quatre jours de plus pour que quelqu’un se fasse tuer », a souligné le capitaine du bateau Paul Watson, dans un communiqué.

La confrontation était montée d’un cran la semaine dernière dans les mers du Sud. Les écologistes avaient affronté à coups de bouteilles de peinture les baleiniers qui avaient riposté à l’aide de canons à eau. Le Steve Irwin était même entré en collision vendredi avec un navire de la flotte japonaise, sans faire de dégâts importants.

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions avec nos moyens cette année. Nous leur avons coûté beaucoup d’argent et avons sauvé les vies de nombreuses baleines », s’est félicité M. Watson.

Il a promis de faire vivre aux pêcheurs « un cauchemar chaque année, jusqu’à ce qu’ils arrêtent ce massacre horrible et injuste des grands cétacés du sanctuaire des baleines de l’Océan Antarctique ».

Le Japon y mène cette année comme de coutume une campagne de pêche d’un millier de cétacés, au grand dam de l’Australie opposée à cette chasse.

Un responsable de l’agence des pêches japonaises, Toshinori Uoya, a déclaré à l’AFP « ne pas croire » les militants de Sea Shepherd et affirmé que les baleiniers allaient rester vigilants. « Ils pourraient nous réattaquer », a-t-il estimé.

Il a répété que l’action de ces écologistes était « illégale et impardonnable ». « Ils doivent être punis selon la loi internationale et les Pays-Bas, sous pavillon duquel leur bateau est référencé, doivent assumer la responsabilité des représailles », a-t-il martelé.

Le Japon affirme pêcher la baleine à des fins « scientifiques », une pratique tolérée, mais la chair des cétacés termine toutefois souvent sur les étals de l’archipel.

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