Les trois Japonais manquant à l’appel ont été retrouvés morts, amenant le nombre de victimes japonaises au nombre de 10.


Le bilan est donc définitif concernant les 17 employés de l’entreprise JGC (spécialisée dans l’ingénierie, basée à Yokohama) qui se trouvaient à l’usine de gaz à Ain Amenas, dans le sud-est de l’Algérie, où la prise d’otages a eu lieu. Cette attaque avait été revendiquée par les terroristes islamistes, en représailles des attaques françaises dans le nord du Mali. Seuls les étrangers étaient visés lors de l’attaque. Il reste encore à déterminer si les otages ont été tués par leurs ravisseurs ou lorsque les forces algériennes ont attaqué de front pour reprendre de force l’usine. Sept d’entre eux sont en vie et sont sur le point de rentrer chez eux. « Nous ressentons une profonde douleur alors que nous avons perdu tant de vies humaines », a déclaré Yoshihide Suga, le Premier secrétaire du Cabinet. « Nous dénonçons fermement ces méprisables actes de terrorisme ». Shunichi Suzuki, un haut parlementaire du ministère des Affaires étrangères, a été envoyé spécialement par le Premier ministre Shinzo Abe à Alger, afin d’en savoir plus sur les circonstances exactes de cette tragédie.

Un avion a quitté Alger le 24 janvier pour rapporter les corps des 9 premières victimes identifiées, le dixième ayant été découvert dans la nuit du 23 au 24 janvier. Les noms seront divulgués le 25 janvier, lorsque les familles des victimes les auront identifiés. Jusqu’ici, le gouvernement avait refusé de révéler des noms, respectant ainsi le souhait des familles endeuillées et de JGC. Le Mainichi Shimbun a avancé qu’au moins deux des otages ont été tués lors de l’attaque aérienne de l’armée algérienne, mais le gouvernement japonais a refusé tout commentaire sur la question et attend un rapport d’enquête.

Quant à l’entreprise JGC, les liens qu’elle a entretenu avec l’Algérie à travers la construction de centrales ont sûrement été ébranlés. Toutefois, Takeshi Endo, le manager du département des relations publiques, a déclaré que si la sécurité était garantie pour leurs employés, JGC continuera certainement à développer le projet de construction de deux usines supplémentaires.

Claire Bouyssou – sources : The Japan Times, The Daily Yomiuri, Asahi Shimbun
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