Dans la revue de presse de ce mercredi 25 mars 2026, voici nos actualités : l’administration de la Première ministre Sanae Takaichi prépare un budget provisoire, un officier des Forces d’autodéfense a pénétré illégalement dans une ambassade chinoise, ainsi que la réunion du panel d’experts en vue de durcir la loi anti-prostitution.
Préparation d’un budget provisoire
Satsuki Katayama, la ministre des Finances, a déclaré mardi que le gouvernement a commencé à élaborer un budget provisoire. Ce signal de l’administration Takaichi donne à l’opposition un motif pour l’accuser de mauvaise gestion politique. Il y a seulement quelques semaines, la perspective d’un recours à un budget provisoire semblait lointaine. Après tout, cela fait onze ans qu’un gouvernement n’a même pas rédigé de budget provisoire. Pourtant, les difficultés budgétaires de Takaichi pourraient plutôt refléter une réorientation de son action, et donc ne pas nuire à sa position politique. La guerre en Iran a perturbé la planification budgétaire en bouleversant les marchés mondiaux de l’énergie. Le gouvernement a de plus décidé de déployer des subventions pour plafonner les prix de l’essence à environ 170 yens (environ 0,92 euro). En conséquence, les discussions portent à la fois sur le budget 2026 et sur les urgences liées à l’énergie.
Intrusion d’un officier dans une ambassade chinoise
Un officier des Forces terrestres d’autodéfense aurait pénétré sans permission dans les locaux de l’ambassade de Chine, dans le l’arrondissement de Minato, à Tōkyō. La police métropolitaine l’a arrêté hier soir. La police l’a identifié comme Kodai Murata, 23 ans, sous-lieutenant à la garnison d’Ebino, basée dans le département de Miyazaki. Selon la police, lors de son interrogatoire, il a déclaré : « Je voulais rencontrer l’ambassadeur et lui dire de s’abstenir de dire des propos agressifs envers le Japon », avant d’ajouter que si cela s’avérait impossible : « je me suiciderais pour les choquer ». Dans ce sens, un couteau de cuisine de 18 cm a été retrouvé dans un buisson, près de l’ambassade. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères demande une enquête après cet « incident à la fois grave par nature et par son impact ».
Durcissement futur de la loi anti-prostitution
Le panel d’expert mis en place par le ministère de la Justice a entamé hier les discussions visant à déterminer s’il faut sanctionner les clients de la prostitution. Des juristes et des universitaires composent ce panel de onze membres. Actuellement, la loi japonaise interdit la prostitution, mais ne prévoit pas de sanctions pénales contre les clients. Cette première réunion intervient alors que les appels se multiplient pour lutter contre le racolage dans les rues et dans d’autres lieux. Le panel examine la possibilité d’introduire de nouvelles sanctions contre les clients, mais souhaitent promouvoir les échanges par le biais d’auditions et d’autres moyens. Au cours de la réunion, des responsables du ministère ont présenté le nombre de cas de violation de la loi au cours des trois dernières années, ainsi que la manière dont d’autres pays réglementent la prostitution.



