Dans la revue de presse de ce mardi 24 mars 2026, voici nos actualités : La Première ministre Sanae Takaichi et le président Emmanuel Macron doivent se rencontrer à Tōkyō lors d’un sommet consacré à la coopération, le nouveau système de garde partagée entrera en vigueur dès le 1er avril, ainsi que les résultats des négociations salariales du Rengō.
Coopération franco-japonaise dans le nucléaire
Le Japon et la France prévoient de s’entendre pour renforcer la coopération sur les réacteurs nucléaires de nouvelles générations lors d’un sommet à Tōkyō. Les deux dirigeants devraient publier une déclaration conjointe centrée sur la coopération dans les domaines de la sécurité nationale et de l’énergie. La France est reconnue pour son expertise nucléaire, tandis que le Japon cherche à diversifier son mix énergétique. Ils devraient également confirmer leur coopération sur la sûreté des centrales nucléaires existantes et la réutilisation du combustible usé, et s’engager à promouvoir les efforts de démantèlement, en lien avec Fukushima Daiichi. En parallèle, les ministres japonais et français des Affaires étrangères et de la Défense vont se rencontrer. Leur programme devrait inclure un possible élargissement des exercices conjoints impliquant l’Armée française et les Forces d’autodéfense.
Nouveau système de garde partagée
À partir du 1er avril, la loi autorisera la garde partagée pour les parents divorcés. Pour la première fois, des révisions du Code civil et des lois associées permettront aux parents de choisir entre la garde exclusive ou la garde partagée après un divorce. Jusqu’à présent, la garde exclusive était la seule option dont disposait un couple divorcé. Le ministère de la Justice affirme que la réforme vise à placer « l’intérêt supérieur de l’enfant » au centre des arrangements après le divorce. Des organisations étrangères critiquent ce système depuis longtemps, notamment dans les affaires de mariages internationaux où la mère se voit accorder la garde dans 85 % des cas. Si les deux parents ne trouvent pas d’accord, ou si le divorce est prononcé par le tribunal de famille, un juge décidera d’accorder une garde conjointe ou exclusive, toujours dans l’intérêt supérieur de l’enfant.
Réussite du Rengō sur les hausses salariales
La Confédération syndicale japonaise, ou Rengō, a annoncé les résultats des négociations salariales de printemps. 1 100 entreprises au total ont transmis leur réponse dès lundi matin. Les responsables indiquent que l’augmentation mensuelle moyenne des salaires, incluant les augmentations régulières ainsi que les relèvements du salaire de base, s’élève à 17 687 yens (environ 96 euros), soit une augmentation de 5,26 %. Néanmoins, ce chiffre est en baisse de 0,2 % par rapport à l’année dernière. Le Rengō n’atteint pas l’un de ses autres objectifs : les salaires dans les entreprises de moins de 300 employés n’augmentent que de 5,05 %, loin des 6% visés. Pendant ce temps, les travailleurs non-réguliers, y compris à temps partiel, ont vu une augmentation moyenne de 6,89 %. Tomoko Yoshino, la présidente de Rengō, estime que les négociations débutent favorablement, même si les discussions avec les entreprises de taille moyenne ne sont pas terminées.



