En salle le mercredi 15 avril, La fille du konbini de Yūho Ishibashi. Ce qu’il faut savoir.

L’histoire ? À 24 ans, Nozomi a abandonné son tailleur de commerciale pour l’uniforme modeste d’une supérette. Entre la monotonie rassurante du quotidien et la complicité de ses collègues, elle pense avoir trouvé un fragile équilibre. Mais l’irruption dans le konbini d’une ancienne amie du lycée vient bouleverser sa routine et la confronter à ses choix de vie.

Après Sayounara en 2018, Yūho Ishibashi signe ici son second film. La fille du konbini adapté du roman de Sayaka Murata publié en 2016, raconte le quotidien d’une jeune femme face à une question, mais pas des moindres, quel sens donner à son existence ?

L’actrice Erika Karata (vue dans Asako I & II, 2018, de Ryūsuke Hamaguchi) campe admirablement Nozomi, dont on explore la vie, oscillant entre son studio et sa tringle cassée, une image de sa propre existence, et le konbini, cette supérette japonaise où les minutes s’évanouissent et où les gestes sont empreints de répétition. Sans oublier le fait, qu’elle ait quitté son travail de commerciale avec lequel elle gagnait bien sa vie, mais à quel prix… Le film nous enseigne que tout est éphémère, qu’un seul moment, une seule personne peut bouleverser notre existence et nous pousser à affronter la réalité.

Pression au travail

Yûho Ishibashi a commencé à travailler sur ce projet en pleine pandémie du Covid-19 en 2021, le monde de l’art et du cinéma en particulier connaissaient de grandes difficultés. Elle raconte : « L’idée de ce projet m’est venue après avoir constaté les difficultés auxquelles mes amis étaient confrontés dans le monde professionnel. Je souhaitais retranscrire la pression au travail et la difficulté d’adaptation que les jeunes adultes, qui sortent de leurs études, peuvent rencontrer.»

La fille du konbini se regarde comme une tranche de vie, ici la cinéaste dépeint «  les difficultés quotidiennes, parfois invisibles ». Sans « techniques de tournage exagérées », ajoute-t-elle.

Ce film assez court – 1h15 – décrit donc les maux de la société tel l’épuisement professionnel, son impact sur la santé mentale, sa narration évite la tragédie, une façon de permettre à qui le veut de s’identifier aux personnages et à leurs histoires. Une réalisation dans l’air du temps.

La fille du konbini, en salle le 15 avril 2026

Article précédentContrôle de l’immigration | Crédits d’impôt | Défense de la Constitution
Article suivantRévision constitutionnelle | Base de Futenma | Koichi Kitabatake 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.