Le Japon « se sent de lourdes responsabilités pour l’avenir » après la conférence de la CITES à Doha, qui a échoué à prendre des responsabilités sur des espèces commerciales marines comme le thon rouge et les requins.

« J’ai des sentiments partagés. Je me sens de lourdes responsabilités pour l’avenir après les discussions d’aujourd’hui », a déclaré Masanori Miyahara, le chef de la délégation japonaise à la conférence de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction.

Le Japon, qui ressort comme le grand vainqueur de cette réunion, a réussi jeudi à renverser la seule décision adoptée il y a quelques jours en faveur d’une inscription du requin-taupe (Lamna nasus) à l’Annexe II de la CITES.

« Le principal problème de cette conférence est que les gens ne s’intéressent qu’aux votes » sur les propositions. « C’est gagnant-perdant, c’est trop, c’est vraiment étrange », a-t-il confié à l’AFP.

« Mais dans d’autres instances, comme l’ICCAT (la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, qui gère la pêche en Atlantique et Méditerranée), nous travaillons ensemble pour parvenir à une action consensuelle », a poursuivi le délégué. « Nous avons beaucoup de choses à faire ensemble, sur les requins par exemple ».

« L’assistance aux pays en développement est le plus important », a-t-il insisté.

« Mais ici, tout se rapporte au vote. En ce sens, j’ai des réserves » sur ce type de conférence, a-t-il insisté en espérant « ne pas revenir ».

A l’issue des travaux jeudi soir à Doha, les représentants du secrétariat de la CITES, des Etats-Unis et de l’Union européenne se sont tous avoués « déçus » par ses résultats.

« Nous sommes déçus, c’est un revers significatif, même si ce qui s’est produit a permis de braquer les feux sur l’état de certaines espèces marines », a indiqué devant la presse Jane Lyder, chef de la délégation américaine, qui réclamait l’inscription de deux requins, surpêchés pour leurs ailerons, à la Convention et soutenait celle du thon rouge d’Atlantique Est et de méditerranée.

Le représentant de la Commission européenne, Julius Langendorf, a également exprimé sa « déception »: « La CITES a vraiment un rôle à jouer sur les espèces marines. Maintenant, la balle est dans le camp de l’ICCAT. Nous allons suivre ça de près en novembre », lors de la prochaine réunion plénière de l’organisation à Paris.

[Source : romandie.com->http://www.romandie.com/ats/news/100325160256.qlq17a7j.asp]

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