Cet automne, Issey Miyake s’inspire des shungas, ces estampes érotiques japonaises, et donne naissance à une nouvelle collection : Haru, homme plissé.

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les-gens-de-seoul-1919-piece-de-theatre-japon-infos-3Inscrit dans l’imaginaire et l’érotisme, les shungas, ces images de printemps, ont longtemps été des productions célèbres de dessinateurs comme Utamaro ou Hokusai. Les scènes explicites, les représentations de sexes outranciers et un humour certain ont permis à ces estampes particulières de connaitre un véritable engouement dans le Japon d’Edo ou plus tard en Occident.

Avec un renouveau de l’intérêt de ces images à travers des expositions en Europe, aux USA ou au Japon qui avait longtemps mis de côté cet aspect de sa culture, le créateur Issey Miyake propose cet automne une collection homme qui décline quelques modèles aux éclats d’estampes : à l’intérieur comme à l’extérieur, des fragments d’images des amants d’Utamaro avec des artistes de shungas venant souligner des silhouettes qui mêlent le vêtement occidental et un rappel du kimono traditionnel.les-gens-de-seoul-1919-piece-de-theatre-japon-infos-2

La fluidité du drapé et du mouvement de cette nouvelle collection s’accompagne de couleurs et de motifs qui évoquent ceux de l’ancienne Edo : bleu, rouge ou noir s’imprègnent de motifs de fleur de chanvre où peuvent se décliner les gestes suggestifs des personnages d’estampe.

Une collection sensuelle à découvrir dès novembre 2016.