Dans la revue de presse de ce mardi 17 février 2026, voici nos actualités : Sanae Takaichi prête à un sommet en Corée du Nord pour rencontrer Kim Jong-un, le parti Mirai qui souhaite remplacer les ressortissants étrangers par l’intelligence artificielle, ainsi que la lutte contre la dépendance aux réseaux sociaux chez les jeunes japonais.
Sanae Takaichi prête à rencontrer Kim Jong-un
Hier, la Première ministre Sanae Takaichi a rencontré un groupe de soutien aux citoyens japonais enlevés par la Corée du Nord dans son bureau. Parmi les participants figurait le chef du groupe : Takuya Yokota, frère de Megumi Yokota, enlevé à l’âge de 13 ans, ainsi que leur mère Sakie. La Première ministre a exprimé sa volonté d’engager des pourparlers avec Kim Jong-un en vue d’une avancée sur la question des ressortissants japonais enlevés par le pays. Le groupe ne s’opposera pas à la levée des sanctions japonaises contre le régime si tous les enlevés sont rapatriés. Takuya Yokota affirme que les résultats des dernières élections ont rendu la politique japonaise digne de confiance et l’exempte de toute inquiétude en matière de négociation. Quant à Sanae Takaichi, elle déclare vouloir résoudre le problème et se tient prête à des pourparlers directs avec le dirigeant nord-coréen.
L’IA à la place des travailleurs étrangers ?
Les travailleurs étrangers sont devenus l’un des principaux débats lors des dernières élections de la Chambre basse du 8 février. Cela après une décision du cabinet datée du 23 janvier prévoyant 1 231 900 travailleurs étrangers d’ici mars 2029. Là où certains partis plaident pour une surveillance stricte ou des quotas, le parti Mirai prend une autre direction. Fondé par des ingénieurs en intelligence artificielle, et ayant obtenu onze sièges aux élections, le parti souhaite une utilisation accrue de l’IA pour remplacer les travailleurs, y compris les ressortissants étrangers. Le parti considère l’IA comme la clé de voûte d’une transformation fondamentale de la société japonaise, qui permettrait de maintenir simultanément la sécurité publique et la culture japonaise ; le tout en répondant aux pénuries de main d’œuvre. Ainsi, la priorité doit être donnée à l’attraction des talents à forte valeur ajoutée et la restriction de l’afflux de travailleurs à bas salaire.
Les jeunes japonais luttent contre la dépendance aux réseaux
Les jeunes âgés de 10 à 29 ans semblent présenter le taux le plus élevé d’utilisation pathologique des réseaux sociaux. Parmi eux, 6 % présentent des signes d’une addiction grave, soit environ 1,4 million de personnes. Ce chiffre provient d’une enquête diligentée par le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être, passant par des questionnaires envoyés par courrier à 9 000 personnes sélectionnées au hasard entre janvier et février de l’année dernière. L’usage pathologique a été jugé selon neuf critères, dont « se sentir mal lorsqu’elles ne peuvent pas y accéder » ou « les utiliser pour échapper à des sentiments désagréables ». Parmi ceux soupçonnés d’usage pathologique, 27 % ont déclaré : « utiliser un langage abusif ou des comportements violents des membres de leur famille », lors de l’utilisation des réseaux sociaux et 6 % ont affirmé « manquer l’école pendant 30 jours ou plus consécutifs ».



