Suite aux pressions d’élus locaux, du gouvernement et de résidents afin de statuer sur la question de la centrale n°2 de Fukushima, TEPCO vient d’annoncer le démantèlement du premier de ses quatre réacteurs. La centrale n°2 a été relativement peu touchée par rapport à la centrale n°1 qui est au cœur de la crise nucléaire.

La centrale n°2 Fukushima Daini en 2009 ( © KEI)

 

Le réacteur 1, le plus ancien et le plus endommagé de Fukushima n°2, devrait être démantelé pour un coût avoisinant les 100 milliards de yens. Le démantèlement des trois autres réacteurs n’est pas à l’ordre du jour pour l’entreprise qui doit, en plus de ces nouveaux frais, allouer des sommes importantes pour les travaux à la centrale n°1. Cette décision ne devrait pas satisfaire le gouvernement départemental de Fukushima et les 59 assemblées locales qui avaient appelé à fin de cette centrale n°2.

Dans le même temps, TEPCO et le gouvernement japonais ont été reconnus responsables de l’incident nucléaire, qui, selon la Cour du district de Maebashi, aurait pu être évité via des mesures de sécurité. Une compensation financière devra donc être versée à 62 plaignants qui ont évacué vers le département de Gunma après la catastrophe.

Mélanie Alves – sources : The Mainichi, The Asahi Shimbun