Une start-up japonaise, exiii, a eu l’idée de proposer des prothèses robotisées moins chères en les imprimant en 3D. À l’heure où un bras de ce genre coûte environ 1,5 million de yens (autour de 11 200 euros) et est produit majoritairement par Ottobock, une entreprise allemande, une telle technologie aiderait grandement les personnes dans le besoin.

À l’heure actuelle, au Japon, 10 000 personnes auraient besoin d’un bras robotisé. Mais seulement 1% en profitent. Pourquoi ? Le coût. Exiii et son co-fondateur, Genta Kondo, ont l’objectif de baisser le prix des prothèses jusqu’à 200 000 ou 300 000 yens (environ 2 200 euros au maximum). Des prototypes ont déjà été étudiés et créés. Le handiii est produit grâce à des imprimantes 3D : « Quand on essaye de produire quelque chose en petite quantité, le coût initial a tendance à être très élevé. Mais avec les imprimantes 3D, c’est possible de fabriquer un seul produit sans avoir à modeler du métal, donc les coûts peuvent être largement diminués », explique Genta Kondo.

Le prototype fabriqué a coûté 30 000 yens (220 euros) mais comme il reste de nombreux perfectionnements à faire pour qu’il devienne une prothèse de haute qualité, la start-up sait que les coûts augmenteront sûrement vers les sommes mentionnées plus tôt. Seulement, les données sur les membres robotisés sont peu nombreuses car ils sont eux-mêmes peu utilisés. Au Japon, ceux qui ont perdu un membre peuvent profiter de subventions de l’État pour bénéficier de prothèses. Le principal problème est que les hôpitaux ne bénéficient que d’un nombre de prothèses limité.

Pour l’instant, deux types d’handiii ont été conçus. Le premier se sert d’un smartphone pour capter les signaux myoélectriques provenant du cerveau pour contrôler les muscles. Le second utilise un capteur pour détecter les mouvements des muscles qui permet d’activer les doigts de la prothèse.

Le but d’exiii est aussi de lutter contre les limites d’utilisation des prothèses actuelles (l’eau ne peut pas encore rentrer en contact avec, par exemple). Mais par manque d’information, l’entreprise ne peut malheureusement pas anticiper les fonctions qui seraient utiles ou encore les situations particulières devant lesquelles on pourrait faire face. C’est pour cela que la base de données de l’entreprise est complètement ouverte au public : « Il y aura ainsi une plus grande communauté et donc plus d’informations partagées », estime Kondo. Des instituts de recherche profitent d’ailleurs déjà de la technologie offerte par exiii.

En plus de ces deux objectifs (le coût et le côté pratique), exiii souhaite aussi que les prothèses deviennent interchangeables, ce qui serait largement possible si leurs coûts diminuent comme ils l’espèrent. La start-up veut en faire un accessoire au même titre que des lunettes ou des montres et que ceux qui les utilisent puissent en changer selon leurs envies. D’ailleurs, concernant le design des handiii, exiii réfléchit déjà à la question et propose des couleurs et des contours différents.

Cette technologie est très prometteuse et les spécialistes ne s’y trompent apparemment pas car, lors d’un salon professionnel de la technologie aux États-Unis, le concept a rencontré un fort succès.

Claire Bouyssou – sources : The Japan Times, site de exiii

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