Les quatre employés âgés de 34 à 65 ans travaillent à la décontamination du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi. Ces travailleurs ont été affectés à ce poste depuis mai 2011.

Des gardes en combinaison de radioprotection devant  l'entrée principale de la centrale de Fukushima 1 -Photo S. Herman
Des gardes en combinaison de radioprotection devant l’entrée principale de la centrale de Fukushima 1 -Photo S. Herman

En contrat avec un sous-traitant de la compagnie Tokyo Electric Power Company (TEPCO) , ces derniers ont décidé de porter plainte ce mercredi afin de toucher les 91,4 millions de yens (soit plus de 600 000 euros) de dommage en raison de la dangerosité de leur emploi.

En effet, parmi les tâches à accomplir se trouve l’enlèvement de débris du réacteur n°3 mais également le travail à proximité de réservoirs contenant de l’eau hautement radioactive.

Selon les plaignants, leur employeur direct avait affirmé oralement qu’une telle prime pour la dangerosité serait effectivement payée. De plus, TEPCO avait annoncé lors d’une séance à la Diète qu’elle verserait la somme de 10 000 à 100 000 yens (70 à 700 euros) pour les employés travaillant sur le site. Mais jusqu’à présent, un seul des plaignants a reçu une petite partie de ces primes.

Le procureur en charge du dossier, Tsuguo Hirota, a déclaré que TEPCO était responsable pour les paiements puisque l’exploitant devait «superviser les sous-traitants afin que les primes de dangerosité soient versées à tous les travailleurs, mais elle ne l’a pas fait». Il souhaite également faire la lumière sur la manière dont les sous-traitants de TEPCO exploitent leurs employés.

Du côté de TEPCO, ils souhaitent en savoir plus sur la procédure avant de communiquer davantage: «nous n’avons pas reçu tous les documents et ne connaissons pas les détails, mais nous aimerions répondre de façon appropriée après en avoir appris davantage sur leurs déclarations et leurs demandes».

Pierre-Etienne De Lazzer – sources : The Asahi shimbun, The Japan Times

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