Dans la revue de presse de ce lundi 2 novembre 2026, voici nos actualités : le lancement de la nouvelle agence nationale de gestion des catastrophes, le démenti de Tōkyō concernant l’accueil de 100 000 travailleurs bangladais, et la volonté du ministère de la Défense d’un accès rapide et peu coûteux à l’espace.
Nouvelle agence pour les catastrophes
Le Japon a lancé aujourd’hui son Agence nationale de gestion des catastrophes, chargée de piloter la préparation et la réponse aux séismes, pluies torrentielles et éruptions volcaniques. Son premier directeur, Gōshi Hosono, également ministre de la Reconstruction, a appelé la population à stocker de la nourriture et de l’eau pour au moins trois jours, idéalement une semaine, à fixer les meubles et à repérer les abris, soulignant les limites de l’action gouvernementale en cas de catastrophe majeure. Il ambitionne de faire du Japon « la nation la plus résiliente au monde face aux catastrophes », alors qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai pourrait frapper 20 départements avec une intensité supérieure à 6. Placée sous l’autorité de la Première ministre Sanae Takaichi, qui exige le démantèlement des cloisonnements administratifs pour en faire une « tour de contrôle puissante », l’agence compte 352 employés, soit 60 % de plus que la structure précédente. Elle a lancé des « demandes d’urgence » aux ministères et collectivités, qui devront rendre des comptes fin d’année sous peine de recommandations et d’ajustements budgétaires. Elle supervisera aussi la reconstruction de Noto et de Kumamoto, et fera des inondations urbaines une priorité. Des bureaux régionaux ouvriront d’ici juillet 2028, après un processus de sélection lors de l’année 2027.
Rumeur pour les travailleurs bangladais
Le ministère des Affaires étrangères a démenti les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Japon aurait accepté d’accueillir 100 000 travailleurs du Bangladesh, après la rencontre du 27 octobre entre la Première ministre Sanae Takaichi et son homologue bangladais Tarique Rahman. « Aucun fait de ce type n’existe, y compris dans les discussions tenues lors du sommet nippo-bangladais », a affirmé le porte-parole Toshihiro Kitamura dans un message publié le 29 octobre sur X. La déclaration conjointe publiée après le sommet indique que Takaichi a exprimé l’espoir que les investissements privés japonais au Bangladesh atteignent 1 000 milliards de yens (environ 5,6 milliards d’euros) sur cinq ans, ce qui pourrait générer environ 200 000 emplois. Selon le ministère, ce chiffre concerne des emplois créés au Bangladesh et n’a aucun lien avec l’envoi de travailleurs au Japon. Aucun des six documents d’entente échangés ne traite d’immigration ou de déploiement de main-d’œuvre. Le Japon a bien signé avec le Bangladesh en septembre et octobre un mémorandum de coopération sur le programme d’emploi pour le développement des compétences, appelé à remplacer celui des stagiaires techniques, mais « sans aucun objectif chiffré ».
Accès à l’espace à petit budget
Le ministère de la Défense sollicite des propositions de recherche auprès d’entreprises privées pour développer de petites fusées capables de lancer rapidement des satellites de remplacement si ceux en orbite sont attaqués ou tombent en panne. Environ 70 millions de yens (environ 400 000 euros) ont été alloués dans le budget de l’exercice 2026 à cette initiative visant à accélérer le transport spatial. Le ministère examinera les coûts de développement, les méthodes et délais de fabrication des fusées, et choisira son contractant d’ici février. « D’un point de vue sécuritaire, il est crucial de restaurer rapidement les fonctionnalités des satellites, en particulier en cas d’urgence », a déclaré le ministre de la Défense Shinjirō Koizumi en octobre dernier, soulignant la nécessité d’un accès rapide à l’espace. Le Japon dépend actuellement de fusées étrangères pour environ la moitié de ses lancements, tandis que la Chine et la Russie développent des « satellites tueurs » capables de neutraliser les engins d’autres pays, selon des experts. Tōkyō envisage aussi la fabrication de pièces par impression 3D et des lancements depuis la terre, la mer ou les airs, espérant stimuler l’innovation dans une industrie spatiale considérée comme secteur de croissance. « J’espère qu’un nouveau système compétitif à l’échelle mondiale émergera de notre pays », a affirmé Koizumi.



