Au Japon, les enfants, mais aussi leurs parents et grands-parents, connaissent bien les insectes. Plus que cela, ils leur accordent un grand intérêt et les considèrent parfois comme des animaux de compagnie.

Le papillon Agehachô, un des insectes préférés des Japonais (© Jean-François Heimburger)
Le papillon Agehachô, un des insectes préférés des Japonais
(© Jean-François Heimburger)

Le résultat de l’enquête est tombé aujourd’hui. Menée en juin dernier sur le site internet du quotidien Asahi Shimbun, elle révèle le classement des insectes préférés des lecteurs. La palme revient aux lucioles qui, par leurs danses lumineuses, plongent les Japonais dans une atmosphère onirique. Leur nom, hotaru, est en outre un mot de saison, employé dans le poème classique (haïku) pour évoquer la période estivale.

Sur le podium figurent ensuite un scarabée-rhinocéros (kabutomushi) et des lucanes (kuwagata). Certains Japonais, enfants mais aussi adultes, capturent ou achètent ces coléoptères et s’en occupent à la maison en leur donnant de la gelée nourrissante parfaitement adaptée. Ils leur font compagnie, comme le ferait un chat ou un chien, et leur permettent de s’amuser, notamment lors de combats organisés entre amis.

Une libellule rouge (akiakane) et un papillon (agehachô) intègrent également le top 5. La première est très souvent associée à une chanson (Akatombo), triste mais appréciée, liée à l’enfance et au pays natal. Le second fascine par sa beauté et ses transformations, qui changent la larve en nymphe puis en adulte. Sa forme évoque à certains une lettre d’amour pliée en deux.

Un peu moins de 15 % des participants ont tout de même déclaré ne pas aimer les insectes. Cependant, et malgré une baisse d’intérêt dans les villes ces dernières années, nombre de Japonais continuent de s’éprendre d’une grande passion pour eux. Il n’en faut pour preuve que les filets et boîtes à insectes vendus dans la plupart des supermarchés, y compris urbains. Les écoliers, en vacances depuis aujourd’hui, sont d’ailleurs impatients de parcourir les bois et forêts cet été, à la recherche de ces trésors de la nature.

Jean-François Heimburger – Zôsui