Le gouvernement japonais a annoncé l’élargissement de son plan de soutien aux entreprises hors secteur bancaire. Un plan qui pourrait atteindre les 1000 milliards de yens.

Encore plus d’aides publiques. Jusqu’à présent, le plan de sauvetage public nippon se cantonnait à porter assistance exclusivement au secteur bancaire. Mais le gouvernement japonais a décidé d’élargir ses injections de capitaux publics aux entreprises, non bancaires, faisant face à la sévère récession qui touche le pays. Le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) est l’instigateur de cette extension du plan de sauvetage.

Le porte-parole du Meti a indiqué que «ce plan permettrait aux entreprises de fonctionner normalement». Mais peu de détails ont été communiqués par le ministère qui est «en train de réfléchir à quelles entreprises seraient qualifiées pour recevoir les fonds». Cependant le Meti a précisé que ce nouveau plan devrait permettre à des institutions financières publiques, comme la Japan Finance Corporation, de couvrir jusqu’à 80% des pertes subies par les entreprises. Si les critères déterminant l’octroi de ces aides publiques à de nouvelles entreprises sont en train d’être mis au point par le gouvernement, il semblerait que ce plan s’adresserait essentiellement aux entreprises ayant de fortes chances de survivre à la crise actuelle, et qui jouent un rôle économique vital.

La presse nippone s’est empressée de fournir des détails plus précis sur ce plan, bien que le Meti n’en ait apporté aucun. Selon les médias, ce nouveau plan devrait atteindre les 1000 milliards de yens soit près de 8,5 milliards d’euros et prendrait la forme d’un achat d’actions par le gouvernement via la Banque japonaise de développement et d’autres organismes. Les quotidiens affirment, aussi, que les entreprises bénéficiaires de cette aide publique seront chargées d’entériner un plan de redressement sur quatre ans.

Le Japon sérieusement malmené par la crise

L’économie japonaise est entrée en récession depuis le troisième trimestre 2008 et une amélioration ne semble pas imminente. La semaine dernière, la Banque du Japon prédisait que la contraction de l’économie nippone pourrait continuer jusqu’en mars 2010. En décembre, face à la crise bancaire, le parlement japonais avait déjà adopté une loi autorisant le gouvernement à injecter des fonds publics dans les banques, à hauteur de 2000 milliards de yens. Mais si ces plans sont favorablement accueillis par les marchés, estompant les craintes de faillites, les conditions économiques générales restent dégradées. Les résultats d’entreprises publiés à compter de cette semaine permettront de prendre le pouls de la santé économique du pays.

Déjà, le groupe de services financiers Nomura, qui publiait ces résultats ce mardi, a confirmé les inquiétudes planant sur la pérennité du secteur bancaire. Le groupe affiche une perte nette record de 342,9 milliards de yens pour les trois mois d’octobre à décembre, frappé par son exposition en Islande et par la fraude de Bernard Madoff. La semaine dernière, le géant de l’électronique Sony prévoyait de subir une perte d’exploitation de 260 milliards de yens pour l’exercice 2008-2009. Quant au secteur automobile, il représente près de 25000 postes supprimés au Japon d’ici fin mars 2009. Même le numéro un mondial du secteur, Toyota, s’attend en 2008-2009 à connaître la première perte d’exploitation de son histoire.

MA Delmotte

[Le Figaro->

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