Le gouvernement japonais a défendu vendredi la visite effectuée à grands frais par une ancienne espionne nord-coréenne, qui n’a pas livré beaucoup d’informations sur les Japonais enlevés par les services secrets nord-coréens dans les années 70 et 80.

Kim Hyon-Hui, 48 ans, impliquée dans l’attentat en 1987 contre un avion de la compagnie Korean Air qui avait fait 115 morts, a regagné la Corée du Sud à bord d’un avion spécial nippon.

Pendant son séjour de quatre jours, elle a rencontré les familles de quelques-uns de ces Japonais emmenés de force en Corée du Nord où ils devaient enseigner la langue et la culture japonaises aux agents du régime communiste.

L’opposition conservatrice menée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD) a critiqué cette visite orchestrée, selon elle, comme un show politique par le gouvernement de centre-gauche pour s’attirer les faveurs de l’opinion publique.

« Le monde ne va pas comprendre qu’une terroriste soit traitée comme s’il s’agissait d’une VIP », a déclaré à la presse Sadakazu Tanigaki, chef du PLD.
L’ancienne espionne, condamnée à mort en Corée du Sud avant d’être graciée, a passé deux nuits dans une superbe résidence de montagne et une nuit dans un hôtel de luxe de Tokyo. Elle a également eu droit à un survol en hélicoptère de la capitale, à des déplacements en cortège officiel et a reçu des cadeaux du gouvernement, ainsi que des jeux et des jouets pour ses enfants.

« Nous lui avons montré une petite partie de Tokyo vue d’en haut. Je ne pense pas que ce soit une chose pour laquelle nous devrions être condamnés », a expliqué Hiroshi Nakai, ministre chargé de la Sécurité Publique et de la question des enlèvements.

« Nous lui avons demandé de parler aux familles des victimes dans un environnement paisible », a-t-il dit. « Cela a renforcé leur foi » dans le fait que leurs proches sont toujours en vie, a-t-il ajouté.

Interrogé sur le coût de la visite, M. Nakai a estimé que c’était « hors sujet ».
La Corée du Nord a reconnu avoir enlevé 13 Japonais au total. Elle en a libéré cinq en 2002, déclarant que les huit autres étaient morts. Tokyo affirme que 17 personnes ont été enlevées et que certaines sont toujours en vie.

[Source AFP->

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