Suite à une concertation du G7 concernant la crise en Ukraine, il a été décidé qu’il y aurait suspension du G8, dont la Russie fait partie, et d’autres sanctions de grande envergure devraient être envisagées. Poutine s’étonne de la position du Japon et espère que les négociations pour les îles Kouriles seront toujours ouvertes.

Vladimir Poutine et Shinzo Abe au sommet de l'APEC à Hanoï en 2006
Vladimir Poutine et Shinzo Abe au sommet de l’APEC à Hanoï en 2006

Cela faisait 16 ans que le G8 avait été créé avec l’intégration de la Russie afin de marquer la fin de la guerre froide. Mais aux yeux des membres du G7, Vladimir Poutine a dépassé les bornes à cause de son intervention en Crimée, région de l’Ukraine. Depuis, une crise sociale et politique s’est déclarée dans l’est de l’Ukraine. Le G7 s’est donc mis d’accord sur la nécessité de suspendre le G8 et de décider des prochaines sanctions à prendre vis-à-vis de la Russie. La rencontre du G8 en juin est donc annulée.

Depuis que cette décision a été rendue publique, Vladimir Poutine a insinué que les négociations pour les îles Kouriles, qui sont l’objet d’un conflit territorial entre la Russie et le Japon, pourraient devenir impossibles. Ces îles avaient été annexées par l’Union soviétique à la fin de la 2e Guerre Mondiale. Les îles en question sont Etorofu, Kunashiri, Shikotan et Habomai.

Il reproche au Japon sa position inébranlable face à son intervention en Ukraine et ce qui a suivi. « Si on nous demande si on est toujours prêts pour des négociations sur les îles Khouriles, on dira oui », a-t-il commenté à l’agence de presse russe, ITAR-TASS. « Mais nous sommes surpris que le Japon ait décidé de participer aux sanctions contre nous. La question est de savoir si le Japon suspendra aussi les négociations concernant les îles. »

Le Japon avait déjà entrepris des sanctions en avril dernier en annulant 23 visas russes sur le territoire japonais. D’autres sanctions seront sûrement prises en corrélation avec les autres pays occidentaux. Cela ne devrait pas jouer en faveur de négociations paisibles à l’avenir.

Claire Bouyssou – sources : The Japan Times, Asahi Shimbun, The Guardian

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