Le maire d’Ôsaka, Toru Hashimoto, aurait fait, selon des membres du parlement, des remarques « sexistes » sur les « femmes de réconfort ». Elles demandent qu’il démissionne de ses fonctions publiques. 

Les lieux de “confort” de l'armée avant 1946
Photo d’une station de “confort” de l’armée japonaise avant 1946

Mizuho Fukushima, Chef du Parti Social Démocrate, a déclaré le 28 mai 2013, lors d’un conférence au Club des Correspondants Étrangers au Japon (FCCJ), à Tôkyô: « nous pensons que nous devrions montrer au monde, notre opposition aux remarques de Monsieur Hashimoto ».

Un groupe de 6 parlementaires, dont Kiyomi Tsujimoto, secrétaire générale adjointe du Parti Démocrate du Japon, a assisté à cette conférence.

Le 13 mai, Hashimoto, également co-leader du Parti de la Restauration du Japon, avait déclaré aux journalistes au Ôsaka City Hall que « les forces des armées du monde entier semblent avoir eu besoin de femmes pendant les guerres du passé ».

« Femmes de réconfort » est un euphémisme pour les femmes qui ont été forcées de fournir des rapports sexuels aux soldats japonais dans les territoires sous occupation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Hashimoto a rajouté de l’huile sur le feu, après avoir dit, le 1er mai dernier, à un commandant de l’US Marine de Futenma à Okinawa, que les militaires américains devraient utiliser « l’industrie du divertissement pour adultes légalement acceptée au Japon » pour freiner leurs appétit sexuel et prévenir les crimes liés au sexe.

Ce commentaire a déclenché une tempête de protestations au Japon et aux États-Unis. Le 27 mai, au FCCJ, Hashimoto a retiré sa remarque et s’est excusé.

Keiko Itokazu, membre indépendante de la Chambre haute originaire d’Okinawa, pense que Hashimoto n’a pas présenté ses excuses à ceux auxquels il aurait dû les faire en premier. « Ce sont aux habitants d’Okinawa à qui il doit tout d’abord présenter des excuses ».

Tout en déclarant que l’usage des « femmes de réconfort » était un « acte qui viole la dignité des femmes et les droits humains et qui ne pourra jamais être pardonné », Hashimoto, le 27 mai, a ajouté que sa remarque « mal rapportée, laissait sous entendre que je pensais que c’était nécessaire pour les forces armées d’utiliser des femmes et que je le tolérais ».

Malgré ces excuses, Tomoko Tamura, une membre du Parti Communiste Japonais de la Chambre haute, a rapporté que Hashimoto semblait impénitent lors de la même conférence, se demandant ce qui n’allait pas avec ses propos.

Caroline – Source: Asahi Shinbun

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