L’idée de Wa est souvent traduite par paix ou harmonie. Pour les Japonais, l’état de Wa correspond au fait de bien s’entendre, de vivre en harmonie, comme des notes de musique qui vibrent ensemble pour former un son agréable.

AZRA-9-icone-WaUn tel état est qualifié de plaisant, de beau. Pour cette raison, on cherche en permanence à éviter la discordance, ce qui est facilité par des rôles prédéterminés et des formules convenues. En toutes circonstances, il s’agit « lire l’atmosphère » et de répondre à l’attente générale.

Dans les mots composés, « wa 和 » renvoie à ce qui est japonais, comme dans « washitsu 和室 » (pièce japonaise) ou « washoku 和食 » (cuisine japonaise), associant ainsi ce qui est japonais à ce qui est beau et harmonieux.
Dans les mots composés, « wa 和 » renvoie à ce qui est japonais, comme dans « washitsu 和室 » (pièce japonaise) ou « washoku 和食 » (cuisine japonaise), associant ainsi ce qui est japonais à ce qui est beau et harmonieux.

L’avantage de cette quête permanente de maintien du Wa est qu’on se dispute rarement et que les gens sont, dans leurs comportements ordinaires, remarquablement polis et gentils. La caissière ne vous dira jamais d’avancer plus vite, et l’employé administratif ne vous traitera jamais comme, parfois, celui de la sécu française.

Cependant, la priorité donnée au Wa a aussi des conséquences néfastes. Pour une chose, les gens évitent souvent d’énoncer les problèmes. Dans la vie de tous les jours, les “faux-consensus” sont légions. Il s’agit de décisions que tout le monde, en son for intérieur, trouve mauvaises… mais qu’on adopte tout de même, parce que chacun pense que les autres les approuvent.

D’ailleurs, au Japon, la politique et le militantisme n’ont pas grand succès auprès du public ordinaire, car ils cherchent justement à bousculer l’état des choses. La notion de droit individuel même fonctionne mal car elle met l’accent sur les personnes plutôt que sur les rôles sociaux.

Un comportement considéré comme inacceptable peut provoquer une soudaine explosion de violence
Un comportement considéré comme inacceptable peut provoquer une soudaine explosion de violence

On observera parfois des explosions de colère au Japon. Elles se produisent souvent quand le Wa a été brisé. Quelqu’un qui franchit les bornes conventionnelles de l’acceptable peut s’exposer à une explosion de violence d’autant plus surprenante que tout se passe d’habitude de façon policée.

À ce propos, le domaine de la politique étrangère est un cadre dans lequel les Japonais peinent souvent à établir des situations harmonieuses. Confrontés à certains de leurs voisins, ils estiment typiquement que leurs interlocuteurs sont des briseurs de « Wa », et que dans ce cas, l’antagonisme, l’entêtement et la brutalité sont de mise. Il est clair que ce mode de pensée interdit toute normalisation; les choses ne peuvent qu’aller de mal en pis.

Pour en savoir plus : Jean-Luc Azra (2011) «Les Japonais sont-ils différents?» (Éditions Connaissances et Savoirs)

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78 Commentaires

  1. Cet article aurait dû être commenté par l ‘équipe assidue mais occupée des commentateurs . Tous étrangers . Aucun Japonais . Et le WA semble bien avoir été brisé . Entre Français .
    Nous excellons , tous , d’accord au moins là dessus , à BRISER le WA et l ‘entente , cordiale . le consensus . mais les typhons nous agitent . Si nous avons à apprendre des Japonais , nous sommes nous aussi , une EXCEPTION . Le Japon me surprend .

  2. Intéressante étymologie du caractère 和

    The Japanese endonym Wa 倭 « Japan » derives from the Chinese exonym Wō 倭 « Japan, Japanese », a Chinese character that had some offensive connotation, possibly « submissive, docile, obedient », « bowing; bent over », or « short person; dwarf ».

    倭 and 和 characters
    The Chinese character 倭 combines the 人 or 亻 « human, person » radical and a wěi 委 « bend » phonetic. This wěi phonetic element depicts hé 禾 « grain » over nǚ 女 « woman », which Bernhard Karlgren (1923:368) semantically analyzes as: « bend down, bent, tortuous, crooked; fall down, throw down, throw away, send away, reject; send out, delegate – to bend like a 女 woman working with the 禾 grain. » The oldest written forms of 倭 are in Seal script, and it has not been identified in Bronzeware script or Oracle bone script.

    Most characters written with this wěi 委 phonetic are pronounced wei in Standard Chinese:

    wèi 魏 (« Cao Wei » radical) « Cao Wei (one of the dynasties of China »)
    wēi 逶 (« motion » radical) « serpentine; winding, curving » [in wēiyí 逶迤 « winding (road, river) »]
    wěi 萎 (« plant » radical) « wilt; wither »
    wěi 痿 (« sickness » radical) « atrophy; paralysis; impotence »
    wěi 諉 (« speech » radical) « shirk; shift blame (onto others) »
    wèi 餧 (« food » radical) « feed (animals) »
    The unusual Wō 倭 « Japan » pronunciation of this wěi 委 phonetic element compares with:

    wō 踒 (« foot » radical) « strain; sprain (sinew or muscle) »
    wǒ 婑 (« woman » radical) « beautiful » [in wǒtuǒ 婑媠 « beautiful; pretty »]
    A third pronunciation is found in the reading of the following character:

    ǎi 矮 (« arrow » radical) « dwarf, short of stature; low; inferior »

    和 (わ)
    Nara period Japanese scholars believed that Chinese character for Wō 倭 « Japan », which they used to write « Wa » or « Yamato », was graphically pejorative in denoting 委 « bent down » 亻 « people ». Around 757 CE, Japan officially changed its endonym from Wa 倭 to Wa 和 « harmony; peace; sum; total ». This replacement Chinese character hé 和 combines a hé 禾 « grain » phonetic (also seen in 倭) and the « mouth » radical 口. Carr explains.

    Graphic replacement of the 倭 « dwarf Japanese » Chinese logograph became inevitable. Not long after the Japanese began using 倭 to write Wa ∼ Yamato ‘Japan’, they realized its ‘dwarf; bent back’ connotation. In a sense, they had been tricked by Chinese logography; the only written name for ‘Japan’ was deprecating. The chosen replacement wa 和 ‘harmony; peace’ had the same Japanese wa pronunciation as 倭 ‘dwarf’, and – most importantly – it was semantically flattering. The notion that Japanese culture is based upon wa 和 ‘harmony’ has become an article of faith among Japanese and Japanologists. (1992:6)

    In current Japanese usage, Wa 倭 « old name for Japan » is a variant Chinese character for Wa 和 « Japan », excepting a few historical terms like the Five kings of Wa, wakō (Chinese Wōkòu 倭寇 « Japanese pirates »), and Wamyō Ruijushō dictionary. In marked contrast, Wa 和 is a common adjective in compounds like Washoku 和食 « Japanese cuisine », Wafuku 和服 « Japanese clothing », Washitsu 和室 « Japanese-style room », Waka 和歌 « Japanese-style poetry », and Washi 和紙 « traditional Japanese paper ».

  3. Je ne comprends pas de une ce que visait a dire le com avec l ‘illustration de defrey ; Tout le texte que je traduis avec google se rapporte à des publicités ; Que ça souleverait toute une polémique à éviter et tout reprendrait . les affrontements idéologiques
    , question : Que veut alors dire le marteau et le clou ? Violence de la pression publicitaire ?.D ‘accord . Mais cela se rapporte -t- il au WA
    abordéd ans cet article ?
    Le mot WA nous sauve -t- il ?

    Dans la pensée chinoise, japonaise je ne sais pas, le blanc et le noir se transforment et toute chose évolue vers son contraire ; deepslv deviendrait élément moteur , progressiste et defrey , retardataire . Ca va crier mais ici on ne fait que cela , protester .

    Pour résumer et aboutir y a -t- il dans le mot WA et son origine, l ‘idée CONTRAIRE ? Ce serait taoïste je crois . Toute chose porte en elle son contraire , en germe qui évolue . le blanc de vient ainsi noir et le noir , blanc .

    • Le noir serait le contraire du blanc ? C’est vous qui le dites. A ce titre l’orange l’est aussi, puisque l’orange n’est pas blanc. Et même un cachet d’aspirine est le contraire du blanc puisqu’un cachet d’aspirine n’est pas une couleur. Avant de parler de dualité, il faut respecter l’essence et ses attributs. Vous relirez avec profit « Critique de la raison pure » d’Emmanuel Kant, sur lequel je ne m’étendrai pas, car il faut respecter le niveau de la classe.

      • Quel ton et le vouvoiement est de retour ! Ce n ‘est pas moi qui dis que le noir est LE CONTRAIRE du blanc On les oppose couramment … pas l ‘temps de développer , je dois monter dormir . une rude journée demain . Qui vient de me dire  » bonne nuit  » ? Traître ! Tu joues ta scène de comédie ? Ces six lignes sont un tissu d’erreurs,
        de raisonnement .
        Je ne sais ce que Kant a écrit et il y a longtemps mais je sais que TU mélanges tout , te fatigue pas et que tu dis n ‘importe quoi , l ‘important est de faire du bruit et  » le niveau de la classe  » Tu te prends pour qui ? Quand tu courais à Fréjus en malheureux bidasse , crois tu que tu respirais l ‘intelligence ? Le blanc, le noir successifs , c’est tOI mais tu passes d’un état à un autre subitement Et je t’interdis de me vouvoyer . C ‘est démodé . Aterris !

      • Bon tant pis, mais les autres ont – ils compris ceux qui se sont exprimés , ici, toi, defrey, thomrogdev aussi  » ceci explique cela  » et mic qui déclare me suivre , ça m ‘étonne . Là c’est moi qui n ‘ait pas compris . La compréhension a ses limites , je crois . De toute deepslv , si je ne serais pas comprise pas plus qu ‘un autre , ça ne fait que confirmer le problème des langues et de la communication , selon moi .
        à moins que tout le monde ait compris sauf moi .
        mais personne ne répond
        alors , tant pis .
        La résolution des contraires c’est pas pour demain ; puis je ajouter mon air de tsoin tsoin ? Mais v’là que je doute même du WA !

  4. Deux heures plus tard, je réalise que c’est le silence encore , dirai je , que je rencontre . Y aurait il un malaise , De civilisation peut être? Lequel ? Ce que je lis moi , c’est un consensus mais sur le silence : on se tait , tous . on fait silence . ce silence , je l ‘avais déjà remarqué ailleurs quand quelque chose trouble un groupe qui a ses règles de fonctionnement , je pense à un blog sur un autre site de copains d’abord , moins intelligents peut être mais copains et copines et, lorsque je débarquais sur leur blog , je produisais un effet de silence . les commentaires cessaient immédiatement et reprenaient sur la note, article suivant . le malaise passait On se retrouvait
    C ‘est la même chose que je vois aujourd ‘ hui , ici
    Très intéressant cet article sur le WA .

    • A l’heure ou tu as écrit il y avait le match de foot. Après il y a le repas. Quant aux Jap’ ils font encore dodo à c’t’heure!
      Soit patiente!
      Pour en revenir au dessin proposé par Defrey il me semble clair : si tu n’es pas dans le WA alors tu es le clou qui dépasse. Et le marteau de la société se charge de corriger ton alignement.
      Plus clair comme ça ?

      • Merci de me répondre , je me disais  » Ca recommence  » mais avec le foot et le décalage horaire . Ton analyse du dessin de defrey est bonne mais de lire la definition de deepslv , pour le WA,  » Le clou qui dépasse appelle le marteau ou l’harmonie sociale par la force. » , j ‘avais moi compris autre chose , extrapolé on dira . Vous êtes bien terre à terre tous ! J ‘ai pu me planter sur vos dires mais qd je vous parle du yin et du yand qui alternent c’est qd même qque chose qui existe et se trouve que le mot WA viendrait du chinois pour signifier paix ai je appris et Japon aussi
        Ni le Japon ni nous ne pouvons donner l ‘image d’une paix
        mais ce mot m ‘interroge
        Merci telly de mon mot C ‘est sympa . C ‘est pas le blog des nounours de l ‘Obs alors qui tournent sous la houlette de la philosophe ( de service on dit ) . Ca fait du bien . n ’empêche il doit y avoir deux notions , une philosophique et l ‘autre imperialiste . Noter cependant que la Chine si riche par sa pensée , ses decouvertes, son apport à l ‘humanité a été un Empire de pauvres hères qui crevaient de faim
        jusqu ‘au temps de Mao
        c ‘est pas pour dire mais c’est vrai
        L ‘Inde c’est pareil . Mieux vaut pas naitre paria et l ‘Inde nous enseigne pourtant
        Le Japon est une question , le pays du Levant ? le soleil surgit de cette direction le matin, derrière le Mont où je l ‘ai appris il y a deux jours, le Mont Denier, courent les loups , à quelques kms d’ici. Deniers, vous me direz … une meute, on m ‘a dit . Evidemment , ça ne se dit pas .

  5. Quand j’entends parler de parias ou de castes, j’ai l’impression que le Japon ressemble à l’Inde aux couleurs de Hello Kitty. Mais je dis ça comme ça, car je ne connais pas assez l’Inde pour m’avancer de la sorte…
    Quand à ces pubs parasites sur les pages de l’illustration, si je pouvais m’en passer pour ne poster que le dessin, je le ferais volontiers.

  6. Je me demande moi réellement si je me trouve à ma place ici . je pensais éclairer un peu ma lanterne , m ‘instruire mais j ‘ai l ‘impression de rencontrer des forces . mic , je dois le dire, reste le plus drôle , le plus …sciant, tenant un discours absurde à rapprocher trois mots saisis au vol qui n ‘ont aucun rapport mais d’autres , dans un autre genre … je rêve ? Chacun va jouer SA SCENE . Se révéler ?

  7. Désolé de vous décevoir ancoliase, mais c’est vous la plus drôle!
    Vous trouvez que c’est mic le plus drôle?? Ca c’est vraiment drôle lol
    C’est une plaisanterie des plus exceptionelles! ^^
    Après, on n’est pas là pour éclairer les lanternes ici 🙂

    Moi j’aime les loups, quoi?

  8. Je résume, j’ai posté, désolé en anglais, les origines du mot WA. Ce mot me parait intéressant pour deux raisons, la première est la réalité et la deuxième la construction d’une image de la réalité qu’on veut imposer à l’autre.
    Les premiers textes chinois parlent du Japon et des Japonais (ou plutôt des habitants vivant dans les iles de l’archipel du Japon) en les appelant WAJIN 倭人 c’est à dire les  » nains », les Japonais qui n’avaient pas de système d’écriture ont emprunté celui des Chinois et cette dénomination jusqu’au 8 ème siècle où ils ont trouvé cela infamant et l’ont changé en WAJIN 和人, même prononciation mais au sens très différent puisque 和 veut dire  » paix, harmonie ».

    On peut penser que les Chinois nommaient les Japonais comme ils les voyaient, c’est à dire de petites gens, il faut dire qu’a l’époque, le Japon était considérablement en retard sur la Chine au niveau de la technologie, de la culture et de l’organisation sociale. Les Chinois arrivant dans l’archipel devaient avoir la même impression que les explorateurs européens arrivant en Afrique au 18-19ème siècle.
    Il semble que ce n’est qu’après que les Japonais aient eu conscience d’eux même en tant que civilisation qu’ils ont changé leur dénomination et donc l’image qu’ils voulaient se donner et donner aux étrangers.

    Certes, l’image du Wa 和 est une très belle image positive mais je doute qu’elle corresponde à la réalité pour un pays qui a connu tant de guerres intérieure entre les différents clans et tribus d’où est toujours sorti des régimes dictatoriaux et une pression sociale normative très forte où les discussions et les remises en cause sont plus où moins interdites.

    Le conformisme et l’unanimisme sont de puissants freins au progrès autant social que technique comme le montre l’histoire du Japon où à chaque fois c’est de l’étranger qu’est venu le changement et le moteur de l’évolution.

    • « Certes, l’image du Wa 和 est une très belle image positive mais je doute qu’elle corresponde à la réalité pour un pays qui a connu tant de guerres intérieure entre les différents clans et tribus d’où est toujours sorti des régimes dictatoriaux et une pression sociale normative très forte où les discussions et les remises en cause sont plus où moins interdites »

      Les images, comme les clichés et les stéréotypes reposent sur des réalités tangibles. Les cent ans et plus qui ont précédé la « révolution Meiji » ont été ‘calmes’ (politiquement et militairement) et c’est là que s’est en partie construite l’image d’un Japon harmonieux et rond (très bon hors-série du Figaro sur le sujet ce mois-ci), ensuite il me semble que la pression sociale normative est aussi largement conditionnée par les conditions géographiques, par l’occupation de l’espace. Quand il y a des dizaines de millions d’humains sur un territoire archi-exigu (à peine 30% du Japon est habitable), sans règles puissantes -souvent tacites- aucune chance de survie, de cohabiter d’une manière décente. Ce n’est sans doute pas idéal, et c’est sans nul doute très éloigné de nos modèles « individualistes » (je fais court…) mais ça fonctionne et ça n’a pas que des désavantages

      Bien à toi, Deep 😉

      • Concernant la démographie du Japon, au début de la période Edo ( 1600) la population s’élevait à un peu moins de 20 millions d’habitants ( les experts ne sont pas d’accord entre eux pour un chiffrage précis), deux siècles et demi plus tard fin de Edo et début de Meilji autour de 33 millions, un siècle plus tard (1950) 84 millions d’habitants pour finalement atteindre 128 millions 50 ans après.
        Même si une grande partie du territoire est inoccupé à cause de son relief ( c’est discutable) le Japon n’a pas toujours été surpeuplé comme il l’est depuis la deuxième moitié du XXe siècle, la démographie du Japon a plutôt été celle d’un pays en voie de développement qui avec l’arrivée de nouvelles techniques amenées par le commerce international voit son niveau de vie s’élever, sa mortalité infantile diminuer rapidement et les famines disparaitre.
        Je crois qu’il faut plutôt voir dans cette recherche du conformisme et de l’unanimisme l’influence de la pensée confucéenne et la division de la société en 4 classes (+2) shinokosho qui a gelé l’ascension sociale pendant toute la période Edo ( ce qui n’a pas empêché beaucoup de shonin -commerçants- de devenir plus riches que beaucoup de bushi mais qui devaient le cacher et se monter humble et soumis à ces derniers)
        Autre chose qu’il faut prendre en compte, la justice pendant Edo était assez expéditive pour les personnes des classes inférieures aux bushi, la peine de mort était une sentence courante ainsi que la déportation et les travaux forcés, les femmes étaient la plupart du temps envoyés comme esclaves et prostitués dans les quartiers réservés comme Yoshiwara.
        Les samurais avaient aussi le droit de se faire justice eux-mêmes s’ils estimaient qu’un inférieur leur avait manqué de respect. (kiri sute gomen).

      • Dans « Satsuma », de Hiroshi HIRATA, il est question des « gôshi » (inférieurs aux « jôkashi »), ces guerriers aux conditions de vie proche de celle de la paysannerie.

        Effectivement, même les riches marchands devaient se montrer révérencieux…

    • Cela va peut-être te surprendre, deepslv, mais je crois bien qu’après mûre réflexion, le personnage principal (une femme) de mon roman non encore édité soit… très libéral (dans tous les domaines).

      Oui, une libérale qui en veut à tout ce qui lui nuit.

    • « Cela va peut-être te surprendre, deepslv, mais je crois bien qu’après mûre réflexion, le personnage principal (une femme) de mon roman non encore édité EST… très libéral (dans tous les domaines). »

      « est » et non « soit »

      désolé

      u_u

      • J ‘ai cru comprendre , tout à l ‘heure, que ce personnage de ton futur roman non encore édité serait, est moi . SI C EST LE CAS AVANT DE L ECRIRE RELIS si ce n ‘est deja fait la pièce de Sartre Kean à laquelle j ‘adhère et qui met en scene un acteur face a ses admirateurs
        cette piece je la repetais a casa blan ca , Je jouais la petite sotte imbue d’elle même et CERTAINE ABSOLUMENT DE
        LE MOT CLE
        SAUVER KEAN
        selement JE partis les laissais tous là , refusant d’obeir au metteur en scene
        Quel foin !
        c ‘est dur de tt laisser car je m ‘amusais bien avec les autres
        qd même
        mais peu a peu tous partirent et le metteur en scene se retrouva tt seul
        c ‘etait le sujet de la piece  » JE NE SIS PAS UNE MARIONETTE , UN PANTIN  »

        Lis cette piece st e plait et abandonne l ‘idée de me faire jouer le rôle principal de ton roman

        deja moi je me cherche , cherche toi plutot et laisse moi chercher sans t ’emparer de moi

        ceci dit au cas où tu parlais de moi ,
        plus haut ? mes oreilles ne sifflent pourtant pas

        u – u , ça veut dire quoi ? T ‘as des pbles toi ausi avec ton ordi
        moi des fois
        mic ce serait son scan peut etre
        Uh la charrete et en avant

        Quelqu ‘un d’ici avait dit , sympa,  » vous croyez nous avoir vous ne passerez pas  » ( à peu pres ) . Cette fois c’est moi qui REAGIT . choisis un autre sujet , je ne t ‘appartiens pas et ne reconnais pas ton GENIE . Tu es resté accroché à de vieilles lanternes , ah les lanternes , éviter ce mot aussi ,  » tt ce qui me nuit ? non thom tu ne m ‘ as pas comprise du tout . Ne rêve pas de moi stp , ne nous dit pas que je t’obsède ; t ‘as même pas vu ma photo . Je dis ça en passant

        bonne soirée thom . j ‘ai raté le debut du film !

      • [Lis mieux, à l’avenir.]

        Il ne s’agit pas d’un futur roman, mais d’un roman bien écrit,
        protégé par procès-verbal ( cf. « L’auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l’année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent ». ; http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm ),
        bientôt édité (du-moins, je l’espère).

        😀

        Et cette femme n’est pas toi, non, loin de là…

        u_u

        ===> paupières closes

  9. « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Citation libérale qui illustrerait l’harmonie sociale.
    Malheureusement ce n’est qu’une citation. Elle idéalise une réalité qui n’existe pas.

    Dans la vie réelle, la liberté de chacun empiète sur celles des autres. La vie est une lutte entre les libertés!

    Au Japon, le concept du Wa annihile la liberté individuelle des gens au dépend de l’harmonie sociale.

    Liberté et harmonie ne semblent pas pouvoir coexister.
    C’est soit l’un, soit l’autre.

    A moins de réussir à apprivoiser une meute à coups de marteau pour protéger sa propriété…!!

  10. « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Citation libérale qui illustrerait l’harmonie sociale.
    Malheureusement ce n’est qu’une citation. Elle idéalise une réalité qui n’existe pas.

    Dans la vie réelle, la liberté de chacun empiète sur celles des autres. La vie est une lutte entre les libertés! »

    C’est ce que le droit doit ou devrait définir, c’est en tout cas le fondement de la philosophie du droit et du libéralisme. le principe de la déclaration des droits de l’homme et du citoyens de 1789 était libéral avant que les forces millénaristes des Jacobins ne veuillent transformer la France en dictature collectiviste et imposent la Terreur.

    Donc la question est  » peut-il y avoir une harmonie sociale garantissant la liberté individuelle? »

    • Oui et tu nous diras comment faire ps, dee, deeps. . moi je vous mettrai des photos aussi , pas de loups , ils se cachent et du village plongé la nuit et dès le soir, dans la plus totale obscurité , à part bien sûr , l ‘éclairage des rues, public mais AUCUNE FENETRE n ‘est ECLAIREE . Ca constitue pour moi une énigme . Pourquoi se cachent ils du regard de leurs voisins ?Ce site est parti d’un goût pour la photo et le Japon . le Japon est partout et m ‘interroge encore ;

  11. Au lieu d’aller chercher des explications mystico-philosophiques à cette apparence d’harmonie sociale du Japon, j’ai préféré chercher des cause dans l’histoire du Japon, de sa politique et de son droit.
    C’est sans doute moins amusant, cool ou sexy mais c’est je crois plus proche de la réalité.

    • Au Japon l’harmonie semble être l’ordonnance hiérarchique des relation humaines où chacun joue sa partition en rapport avec son rôle et sa position dans la société.
      Comme dans un orchestre classique le rôle de chacun est sous la surveillance d’un chef mais aussi des autres instrumentistes dans le respect scrupuleux de la partition. L’improvisation y est proscrite et la liberté d’exécution aussi.
      L’évolution et l’innovation musicale arrivent de l’extérieur par l’intermédiaire du chef d’orchestre ou d’un compositeur.
      Fin 19ème siècle nait le jazz qui bouleverse toute la musique du 20ème siècle. Le jazz est né de la rencontre de plusieurs cultures. Il est étonnant qu’aucun grand philosophe du XXe n’ait écrit sur le jazz alors qu’il y a beaucoup d’écrits sur le classique et les différents styles apparus au XXe siècle. Auraient-ils eu peur ou été mal à l’aise de cette liberté?
      Dans le jazz, l’harmonie vient de la liberté de chaque musicien de l’orchestre de se « caler » instinctivement dans l’ensemble sans avoir besoin d’un chef ou d’une partition. Chaque musicien est un soliste qui respecte l’espace musical de l’autre. Il peut y avoir un leader mais il laisse aux autres le soin et la liberté de s’exprimer. Un leader qui écrirait à l’avance les solos des autres musiciens tuerait aussitôt la musique.

      • Les symphonies se répètent sur le la sans chef d’orchestre . Toujours parait – il . La musique ainsi entendue un jour , dans une cathédrale, une symphonie de Beethoven, m’apparut comme la plus étonnante et contemporaine, jamais entendue
         » c’est de qui ?  » demandai je
        – de Beethoven. on répète sans chef d’orchestre toujours ainsi et sur le la  » .
        Il y a là quelque chose à comprendre mais n ‘étant pas musicienne, je ne sais pas . Une musique sans chef d’orchestre , dans une cathédrale en plus , la plus belle , jamais entendue .

      • mouais, certaines analogies si elles ont le mérite d’être pédagogiques ont tout de même leurs limites. Etant musicien moi-même (basse), je peux te garantir que les orchestres de jazz bien fermés, académiques et hostiles à toute fantaisie sont légions, surtout en France où le snobisme, le rigorisme des étiquettes sur la pureté des genres/styles est tout proprement hallucinant. Ce n’est pas le cas en Irlande par exemple où les musiciens jamment volontiers ensemble sans se soucier de leur sérail d’origine (folk, rock, jazz).

        Par ailleurs, si le Japon est un orchestre classique interdisant toute innovation ou improvisation. Quel est le pays « Jazz »? Les USA? Je serais curieux de savoir quel domaine conviendrait à la France 🙂

        « Un leader qui écrirait à l’avance les solos des autres musiciens tuerait aussitôt la musique » faux, dans l’histoire du rock, il y a un certain nombre morceaux pour lesquels les solos de guitare ou de clavier on été écrits par un musicien autre que le soliste. L’un des plus célèbres étant « Get back » des Beatles, McCartney écrivit le solo pour Lennon qui joue la lead dans ce titre, lui-même étant incapable d’en concevoir un

        • « Etant musicien moi-même (basse), je peux te garantir que les orchestres de jazz bien fermés, académiques et hostiles à toute fantaisie sont légions, surtout en France où le snobisme, le rigorisme des étiquettes sur la pureté des genres/styles est tout proprement hallucinant. »

          C’est sur, surtout qu’il ne doit y avoir qu’en France qu’il existe un orchestre national de jazz. Le jazz fonctionnaire quoi!

          Au cours de l’histoire du monde l’apport du Japon en innovations et inventions est quand même très faible.

          La France en ce moment c’est plutôt de l’opérette. La réduction des libertés depuis que l’Etat s’est immiscé partout décourage toutes les prises de risque et donc d’innovation en s’attaquant aux profits qui en découlent.

          ha le fameux  » get back »! oui mais c’est normal il y a des exceptions mais je doute que Coltrane ait écrit des solo de batteries. Il y a aussi des différences entre les concerts et les versions enregistrées en studio. C’est « live » que s’apprécie le jazz, le blues et le rock, dans la pop beaucoup moins et même plus du tout maintenant j’ai l’impression. Pour l’anecdote, je suis guitariste depuis plus de 40 ans.

          • opérette? Tu es tendre je trouve, Opéra Bouffe, si ce n’est bouffon carrément.
            Pour en revenir au Japon, et sans vouloir être indiscret et encore moins injurieux, à lire la plupart de tes posts (en fait ce que j’ai lu depuis quelques semaines seulement) j’ai comme l’impression que les valeurs que tu prônes sont exactement à l’opposé de ce que tu peux trouver au Japon dans la plupart des domaines. Euh, pourquoi avoir choisi d’y vivre? Tu serais plus à l’aise dans des pays comme le Canada ou certains pays baltes, non?

      • (suite)
        mais l’harmonie du jazz en duo,trio, quartet, quintet, ne fonctionne en librement que parce que chaque musicien joue d’un instrument différent. C’est la différence qui assure l’harmonie de l’ensemble, mais ce n’est valable que pour un petit groupe car si l’on double ou triple le même instrument, un chef est nécessaire comme dans les big band ( sauf s’il s’agit d’un orchestre aux musiciens exceptionnels).

        On peut remarquer que les personnes dans un groupe ont tendance à se ressembler, à s’imiter, à porter les mêmes vêtements et adopter les mêmes expressions et on peut aussi remarquer que ces personnes en gommant leur différences finissent par entrer en rivalité, sans chef pour « faire la loi », le groupe finit par se battre et éclater.
        On remarque donc aussi que si dans ce même groupe on multiplie les fonctions différentes et on hiérarchise les personnes de même fonction, on arrive à gommer les rivalités, à garder la cohésion du groupe et à créer une harmonie. Comme dans un grand orchestre classique en habit de soirée ( ou chez Count Basie) ou comme au Japon. Le chef est la loi et fait sa loi, il n’y a pas de droit.
        Le revers de la médaille c’est que l’innovation ne peut venir que du chef ou de l’extérieur.

        Ainsi on pourrait se retrouver bloqué entre l’autoritarisme et la hiérarchie instituée du grand groupe homogène ou l’autorégulation et l’égalité du petit groupe composé d’éléments hétérogènes sans l’apport du droit qui permet au groupe hétérogène de grossir sans que la fonction des uns empiète sur la fonction des autres et en respectant la liberté d’innovation de chacun.

        Je ne sais pas si c’est très clair vu que j’écris sur mon iphone dans Yamanote

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