Des centaines de personnes en colère ont organisé un rassemblement devant le bureau du Premier Ministre Shinzô Abe ce 15 novembre pour protester contre la décision du gouvernement d’affecter aux Forces Japonaises d’Autodéfense (FJA) une nouvelle mission de maintien de la paix au Soudan du sud.

Soldat des Forces Japonaises d’Autodéfense en entrainement (© US Army)
Soldats des Forces Japonaises d’Autodéfense en entrainement (© US Army)

 

Le gouvernement japonais a décidé ce 15 novembre d’assigner une nouvelle mission de sécurité controversée aux Forces Japonaises d’Autodéfense (sauvetage du personnel des Nations Unies ou d’autres personnes). Cette mission s’inscrit dans le cadre des opérations de maintien de la paix au Soudan du sud.

Des citoyens japonais se sont alors rassemblés devant le bureau du Premier Ministre Abe afin de protester contre la décision du gouvernement, ne souhaitant pas un nouveau déploiement de troupes japonaises au Soudan du Sud.  Aiko Otaba, une chômeuse de 67 ans résidant à Tôkyô a déclaré : « C’est une étape que nous ne devons pas franchir », une enseignante de 46 ans ajoute : « Même si le personnel des FJA meurt, personne ne peut en assumer la responsabilité. Je veux que la mission soit abandonnée ».

Les troupes des FJA voient leur rôle élargi depuis l’adoption de la nouvelle législation japonaise sur la sécurité, entrée en vigueur en mars dernier, et qui assure une plus grande souplesse sur l’utilisation des armes. Lors des missions de sauvetage, les membres des FJA pourront désormais adresser des tirs de sommation aux groupes armés ou émeutiers. Ils pourront également faire feu s’ils sont attaqués ou se sentent en danger de mort. Auparavant, l’utilisation d’armes par le personnel des FJA pendant les missions de maintien de la paix s’était limitée à une stricte autodéfense.

Mélanie ALVES – sources : The Mainichi