{{Des samouraïs aux mangas, l’empire des sens et de la perfection fait escale cet été au Grimaldi Forum.}}

Surprenant Japon où la modernité la plus futuriste découle toujours de ses traditions et croyances ancestrales. Fort d’un espace d’exposition deux fois plus vaste que celui du Grand Palais à Paris, le Grimaldi Forum de Monaco ne cesse de jouer cet été entre passé et présent nippons.

De Kyoto à Tokyo, des bouddhas aux robots, des masques du théâtre nô à ceux des Pokémon, d’un moine sculpté au XIe siècle à un autoportrait du plasticien médiatique Murakami, des estampes d’Hokusai ou d’Hiroshige aux plus récents et aux plus extravagants mangas: les confrontations sont aussi immédiates que le Shinkansen, le TGV local inauguré en 1964. Et l’unité d’ensemble s’impose avec l’évidence d’un panorama considéré du haut du mont Fuji. Mention spéciale à Shigeru Mizuki, fantastique dessinateur de mangas dont l’une des œuvres majeures, intitulée La Route du Yokaido (littéralement «la route des démons») est une transposition humoristique contemporaine des Cinquante-trois étapes du Tokaido d’Hiroshige.

Pourtant, un tel projet aurait pu virer à la confusion – oserait-on sous ces latitudes imaginer une exposition prétendant résumer toute l’histoire de France par exemple ? Mais les 600 œuvres, dont certaines n’étaient encore jamais sorties du Palais impérial japonais, ont fait l’objet d’une sélection très précise.

Si la scénographie, tout en pénombre et néons, signée Bruno Moinard, est résolument spectaculaire et ludique, avec jeux vidéo, vitrines ondulantes, cabinets de dessinateurs contemporains, extraits de films et sculptures géantes de créatures imaginaires, le propos est rigoureux. On ne se perd jamais dans les époques et les empereurs.

Les commissaires Jean-Paul Desroches (du Musée Guimet) et Hiromu Ozawa y ont veillé. «Nous avons voulu montrer la continuité et la cohérence de ce monde pris entre la double polarité du clair et de l’obscur, de la paix et de la violence», explique le premier.

{{{Le cycle éternel des réincarnations}}}

Dans une première section, un écran géant sur lequel est diffusée une scène d’attaque des Sept Samouraïs sépare deux armées. Celle de somptueux casques féodaux en lanières de soie, crins et métal laqué. Et celle des masques de la série télévisée populaire des Kamen Rider. Ceux-là ont beau être en résine et plastique coloré, très science-fiction, leur design emprunte tout aux premiers.

Ainsi, entre ces deux époques, l’ancienne et la nôtre, il n’y aurait dans cet archipel que l’épaisseur d’une toile tendue. Car, là-bas, on croit dur comme l’acier des katanas au cycle éternel des réincarnations. Ni les bombes atomiques ni les tremblements de terre n’auront émoussé cet élément fondamental de la civilisation nipponne.

{Jusqu’au 12 septembre au Grimaldi Forum, 10, av. Princesse-Grace, 98000 Monaco. Cat. Grimaldi Forum-Xavier Barral, 510 p., 39 €. Tél. : + 377 99 99 3 000. [www.grimaldiforum.mc->www.grimaldiforum.mc]}

[Source: leFigaro.fr->http://www.lefigaro.fr/culture/2010/08/26/03004-20100826ARTFIG00346-mille-ans-d-histoire-japonaise-a-monaco.php]

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