Dans la revue de presse de ce mardi 25 août 2026, voici nos actualités : la France et l’Arabie saoudite ont annoncé un projet de trois parcs à thème en région parisienne, dont un consacré à Dragon Ball Z, le Japon va imposer des systèmes de surveillance du conducteur, et le ministère de la Justice étudie une réforme de la loi sur la prostitution.
Dragon Ball Z
La culture populaire japonaise s’invite au cœur d’un nouveau projet économique entre la France et l’Arabie saoudite. Les deux pays prévoient la création d’un parc consacré à Dragon Ball à Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris. Le projet s’inscrit dans un accord plus large prévoyant la création de trois parcs à thème dans la région. Emmanuel Macron a salué une « annonce sans précédent » et évoqué une nouvelle destination mondiale, rappelant son « intérêt pour les mangas ». Sur X, le président français a également déclaré être « très fier de cette réussite ». Il a remercié Qiddiya Investment Company et l’Arabie saoudite « pour leur confiance en notre pays, en nos talents et en notre avenir ». Le parc consacré à l’œuvre d’Akira Toriyama devrait nécessiter plusieurs années de travaux. L’investissement total est estimé à 6 milliards d’euros et pourrait permettre la création d’environ 22 000 emplois. Son financement doit notamment être assuré par Qiddiya Investment Company, société publique saoudienne. L’annonce intervient après la visite en France du prince héritier Mohammed ben Salmane, les 23 et 24 août. Ses échanges avec Emmanuel Macron ont porté sur les tensions au Moyen-Orient, mais aussi sur les relations économiques entre les deux pays. Le projet semble également avoir une dimension plus personnelle, les deux dirigeants partageant un intérêt pour Dragon Ball. Lors d’une visite d’Emmanuel Macron en Arabie saoudite en 2025, ils avaient déjà échangé au sujet de la célèbre franchise japonaise. Cette discussion aurait, selon les éléments avancés autour du projet, contribué à faire émerger l’idée de ce futur parc à thème.
Voitures surveillées à l’IA
Les autorités japonaises cherchent à freiner la hausse des accidents liés à l’utilisation du téléphone au volant. Selon l’Agence nationale de police, les décès et blessures graves associés à cette pratique ont atteint 148 cas en 2025. Entre 2021 et 2025, le risque de décès lors d’un accident était par ailleurs 3,4 fois plus élevé lorsque le téléphone était impliqué. Face à cette situation, le ministère des Transports prévoit de nouvelles obligations pour les constructeurs automobiles. Il prévoit de rendre ce dispositif obligatoire sur les nouveaux modèles à partir de septembre 2031, puis sur l’ensemble des voitures neuves commercialisées à partir de 2033. Grâce à des caméras et des capteurs, ce dispositif analyse notamment le regard, les paupières et les mouvements du volant. Il peut ainsi repérer une attention insuffisante ou des signes de somnolence. Une alerte sera notamment déclenchée si le conducteur détourne son regard vers ses mains pendant plusieurs secondes à certaines vitesses. Toyota, Subaru et Mazda utilisent déjà cette technologie sur certains de leurs modèles haut de gamme. Pour les modèles qui n’en disposent pas, un équipement supplémentaire coûte environ 100 000 yens, soit 580 euros. La décision japonaise fait suite à l’adoption de nouvelles normes internationales sur la sécurité des conducteurs. Dans l’Union européenne, la détection de la somnolence et du manque d’attention est obligatoire sur les véhicules neufs depuis juillet 2024. Des systèmes destinés à repérer plus précisément les distractions sont également imposés depuis juillet 2026. L’UE estime que ces mesures pourraient permettre d’éviter plus de 25 000 décès et 140 000 blessures graves d’ici 2038.
Loi sur la prostitution
Le Japon pourrait bientôt modifier en profondeur sa législation sur la prostitution. Le ministère de la Justice envisage pour la première fois de sanctionner également les personnes qui sollicitent des services sexuels dans l’espace public. La législation actuelle réprime déjà plusieurs actes liés à la prostitution, notamment le racolage exercé par les personnes qui vendent ces services. Un groupe d’experts travaille sur cette réforme depuis mars et a présenté un projet de rapport le 24 août. Le ministère souhaite finaliser le document dès septembre avant de présenter un projet de loi à la Diète cet automne. La réglementation actuelle prévoit jusqu’à six mois de prison ou 20 000 yens d’amende, soit environ 110 euros, pour les personnes qui sollicitent des clients. Plusieurs membres du groupe estiment que cette situation crée un déséquilibre, notamment parce que les femmes contraintes de se prostituer peuvent être sanctionnées. Le rapport propose donc d’étudier des sanctions contre les acheteurs qui sollicitent des services sexuels dans l’espace public. En revanche, la majorité des experts ne souhaite pas supprimer les peines visant les vendeurs. Certains considèrent qu’une exemption générale serait difficile à justifier, notamment lorsque la personne n’a pas été contrainte. Le groupe recommande toutefois que les autorités prennent davantage en compte les raisons ayant conduit une personne à vendre des services sexuels avant de décider d’une sanction. La question de la criminalisation des actes sexuels eux-mêmes reste plus controversée. Le rapport appelle toutefois à « un examen attentif » de cette question. Certains experts craignent en effet qu’une telle mesure soit difficilement compatible avec le consentement entre adultes. Ils redoutent également qu’une interdiction pousse davantage la prostitution dans la clandestinité et augmente les risques pour les personnes qui y travaillent.



