Dans la revue de presse de ce lundi 24 août 2026, voici nos actualités : un séisme frappe l’est du Japon, Tōkyō renforce sa diplomatie au Moyen-Orient, et l’université Keiō étudie le rôle de l’anime dans la promotion de la paix.

Secousse à Tōkyō

Un séisme de magnitude 5,9 a frappé l’est du Japon dimanche matin. La secousse a été ressentie jusqu’à Tōkyō où des alertes d’urgence ont été déclenchées sur les téléphones portables. L’épicentre se trouvait dans le sud du département d’Ibaraki, à 70 kilomètres de profondeur. 37 personnes ont été blessées dans cinq départements de la région. Tōkyō compte à elle seule 15 blessés, devant Saitama et Kanagawa. La plupart des victimes sont tombées ou se sont heurtées à des meubles après avoir été surprises par la secousse. Le tremblement de terre a également perturbé les transports. Des retards ont été signalés sur plusieurs lignes reliant la capitale aux aéroports et au nord-est du pays. Les shinkansen ont cependant continué à circuler normalement. Dans le quartier de Kōtō, à Tōkyō, une canalisation souterraine s’est rompue et a provoqué une fuite d’eau sur une route. Celle-ci a rapidement été réparée. Le gouvernement a mis en place une équipe pour évaluer les éventuels dégâts. Les autorités demandent également aux habitants de rester prudents face à de possibles nouvelles secousses dans les prochains jours. Aucun tsunami n’est attendu et aucune anomalie n’a été signalée dans les installations nucléaires de la région.

Le Japon au Moyen-Orient

Le Japon dépend du Moyen-Orient pour environ 90 % de ses approvisionnements en pétrole brut, ce qui rend la sécurité de la navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb particulièrement stratégique pour Tōkyō. La situation est devenue plus préoccupante avec les tensions autour du détroit d’Ormuz et les attaques menées par les rebelles houthis contre des navires dans la région. Pour défendre la liberté de navigation, le Japon cherche donc à renforcer ses liens avec plusieurs pays du Moyen-Orient. La Première ministre Sanae Takaichi s’est notamment entretenue par téléphone avec les dirigeants d’Oman, d’Iran et de Turquie. De son côté, le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a effectué une tournée de six jours en Arabie saoudite et à Oman. À Riyad, il a discuté avec son homologue saoudien de la sécurité du détroit d’Ormuz et de la coopération énergétique. Tōkyō souhaite notamment soutenir l’Arabie saoudite dans l’extension de son oléoduc Est-Ouest. À Oman, Motegi a proposé une participation japonaise à un projet de dessalement. Cette aide pourrait favoriser les discussions sur la circulation des navires dans le détroit, alors que l’Iran envisagerait d’imposer des redevances aux bâtiments commerciaux. Le Japon considère cette mesure comme contraire au droit international. Le ministre omanais des Affaires étrangères a toutefois assuré que l’avenir du détroit devait respecter les règles internationales et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Motegi a également rencontré le dirigeant yéménite Rashad Al-Alimi pour renforcer la coopération autour de Bab el-Mandeb. Face à l’incertitude des négociations entre Washington et Téhéran, certains membres du gouvernement japonais souhaitent désormais que Takaichi se rende elle-même au Moyen-Orient. « Si la Première ministre se rend en Iran, ce serait une excellente occasion pour le Japon de démontrer sa présence », a déclaré une source gouvernementale.

Des anime pour la paix

L’anime japonais ne se limite plus au divertissement et fait désormais l’objet de réflexions sur son rôle dans les relations entre les cultures. À Tōkyō, l’université Keiō a lancé cette année un cours consacré à son potentiel en matière de paix et de dialogue. Près de 400 étudiants ont suivi les 14 séances organisées entre avril et juillet. Le programme a abordé plusieurs aspects de l’animation japonaise, de son histoire à son succès international, en passant par la manière dont elle représente les conflits. Des diplomates, des critiques et des chercheurs ont également participé aux cours. Parmi eux, Kenjirō Monji, ancien responsable de la diplomatie publique japonaise, a présenté différentes initiatives menées depuis les années 2000 pour utiliser la culture populaire à l’étranger. Il a notamment évoqué l’utilisation de personnages de Captain Tsubasa sur des véhicules japonais en Irak après le conflit, ainsi que la nomination de Doraemon comme ambassadeur culturel de l’anime. Selon lui, il a alors « réalisé que l’anime a le pouvoir de combler les divisions linguistiques et culturelles ». Cette capacité à faciliter les échanges a également été relevée par les étudiants. L’un d’eux estime que l’anime peut permettre de communiquer avec des personnes d’autres pays même sans langue commune. Soutenu par Netflix, le cours devrait être reconduit l’année prochaine. Son responsable, Eijirō Mizutani, souhaite continuer à étudier la manière dont l’animation japonaise pourrait contribuer au rapprochement entre les peuples et à la paix.

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