Dans la revue de presse de ce lundi 22 décembre 2025, voici nos actualités : les changements nécessaires dans la politique migratoire japonaise, le redémarrage de la plus puissante centrale nucléaire du monde, ainsi que la cote de popularité de la Première ministre.
Changements nécessaires
Face à des niveaux records d’entrées étrangères, le Japon envisage de renforcer et moderniser son contrôle des frontières et de la résidence. Un rapport d’un conseil consultatif sur la politique migratoire recommande d’accélérer la numérisation des procédures, d’adopter une approche fondée sur les données et de mieux coordonner l’action avec les compagnies aériennes et les gouvernements étrangers. En 2024, le pays a accueilli plus de 40 millions de visiteurs, porté par la reprise post-Covid et la faiblesse du yen. Le gouvernement prévoit ainsi de lancer d’ici 2028 le système JESTA, une autorisation de voyage électronique facilitant l’entrée des voyageurs exemptés de visa tout en renforçant le filtrage en amont. Le rapport alerte aussi sur la hausse de la population étrangère résidente et sur les écarts entre statuts de séjour et activités réelles, appelant à un contrôle accru et à des sanctions contre l’emploi illégal. Enfin, il insiste sur l’amélioration du traitement des demandes d’asile, l’intégration sociale et la nécessité d’un débat de fond sur l’immigration à long terme face au déclin démographique.
Redémarrage contesté
Le Japon a franchi une étape décisive dans son retour au nucléaire avec le vote de l’assemblée du département de Niigata autorisant le redémarrage de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus puissante du monde. Fermée depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, elle pourrait redémarrer dès janvier sous la gestion de Tepco, opérateur également responsable de Fukushima Daiichi. Cette décision intervient alors que le Japon cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées et à renforcer sa sécurité énergétique. Cependant, la relance suscite une forte opposition locale. De nombreux habitants, dont d’anciens évacués de Fukushima, expriment leur méfiance envers Tepco et leurs craintes face aux risques nucléaires. Un sondage montre que 60 % des résidents estiment que les conditions ne sont pas réunies. Malgré ces réticences, le gouvernement soutient le nucléaire pour répondre à la hausse attendue de la demande, notamment liée aux centres de données et aux objectifs de décarbonation.
Cote de popularité
La popularité de la Première ministre Sanae Takaichi reste à un niveau historiquement élevé, autour de 70 %, selon plusieurs sondages réalisés le week-end dernier. Cette stabilité intervient malgré les tensions diplomatiques avec la Chine, provoquées par ses propos sur Taïwan. Arrivée au pouvoir en octobre dernier dans un contexte politique fragile, elle a rétabli une majorité étroite et fait adopter un budget supplémentaire axé sur la lutte contre l’inflation, principale préoccupation des électeurs. Si une majorité soutient sa fermeté face à Pékin, beaucoup redoutent toutefois les conséquences économiques d’une dégradation durable des relations sino-japonaises, sur fond de débats sensibles autour de la sécurité et du nucléaire.



