Dans cette revue de presse de ce vendredi 29 mars 2019, nous aborderons : les résultats d’une enquête menée sur les personnes recluses socialement, un nouveau projet de loi afin de mettre en avant la communauté LGBT et les minorités sexuelles et enfin des discussions sur la possibilité d’accès au trône impérial pour les femmes.

Enquête sur les réclusions sociale

Un responsable a déclaré que d’après une enquête menée, le nombre total de personnes recluses socialement au Japon dépasserait un million. Ces personnes, connues sous le nom de hikikomori au Japon, ont, pour la plus part, de 40 à 64 ans. Parmi les personnes interrogées, 76,6% étaient des hommes et la plupart d’entre eux ont commencé à se retirer de la société après la retraite. Takumi Nemoto, le ministre des Affaires sociales, a déclaré que « le hikikomori adulte est un nouveau problème social ». Selon le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être social, les hikikomori sont définis comme des personnes qui sont restées isolées chez elles pendant au moins six mois consécutifs. Elles ne vont ni à l’école ni au travail et ne sont pas en contact avec des personnes extérieures à leur famille.

Nouveau projet de loi consacré aux minorités sexuelles

Hier, lors d’une réunion au siège du Parti démocrate libéral (PLD), un comité spécial a approuvé les grandes lignes d’un projet de loi. Ce dernier vise à promouvoir la compréhension des LGBT et des autres minorités sexuelles. Le plan indique que l’objectif du projet de loi est de créer une société capable de tolérer diverses orientations et identités sexuelles. Les législateurs soumettront le projet de loi à la Diète, en vue de son adoption lors de la session en cours. Néanmoins, un projet de loi visant à prévenir la discrimination LGBT, soumis par les partis d’opposition, prévoit des sanctions en cas d’infraction, alors que celui rédigé par le PLD ne le prévoit pas.

Accessibilité au trône impérial pour les femmes ?

Selon des documents internes et d’autres sources, le gouvernement aurait secrètement envisagé la possibilité de permettre aux femmes de monter sur le trône impérial du Japon à partir de 1997, avant d’entamer officiellement un débat sur la question sous un panel d’experts en 2005. Aujourd’hui, la question est à nouveau sous les feux des projecteurs. En effet, actuellement, la famille impériale compte 18 membres, dont 13 sont des femmes. Jusqu’ici, les gouvernements conservateurs ont été prudents quant à la modification de la lignée de succession masculine, mais reconnaissent à présent apparemment la nécessité de s’attaquer au nombre décroissant de membres de la famille impériale. En parlant de succession, le gouvernement a aussi annoncé aujourd’hui qu’il présentera le nom de la prochaine ère ce lundi 1 avril à 11h30. Elle prendra la suite de l’ère Heisei qui s’achèvera avec l’abdication d’Akihito.