Dans la revue de presse de ce mercredi 2 septembre 2026, voici nos actualités : des rencontres entre personnes portant le même nom de famille se développent au Japon, le gouvernement renforce ses recommandations sur les sprays anti-ours, ainsi que les bentō surgelés gagnent en popularité.
Le nom du mariage
Au Japon, des rencontres destinées aux personnes portant le même nom de famille se développent, alors que le pays tarde à autoriser les couples mariés à conserver des noms différents. Depuis mars, l’organisation Asuniwa, favorable à cette réforme, organise ces événements avec le service de mise en relation IBJ. Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu à Tōkyō, réunissant environ 50 personnes âgées de 20 à 30 ans. En juin, une première rencontre en ligne consacrée aux personnes portant le nom Suzuki a également rassemblé 14 participants venus de différentes régions du Japon. Ces événements permettent notamment aux participants d’échanger sur les difficultés liées au nom de famille et au mariage. Aujourd’hui, le Code civil japonais impose aux époux de porter le même nom de famille après leur mariage, ce qui oblige l’un des deux à changer de nom. Selon une enquête gouvernementale menée en 2021, 31,9 % des femmes et 8,6 % des hommes qui ne souhaitaient pas se marier citaient notamment les contraintes liées au changement de nom. Pour Yuka Maruyama, membre d’Asuniwa, cette procédure implique de nombreuses démarches administratives, notamment pour modifier ses documents officiels, et peut également provoquer le sentiment de perdre une partie de son identité. L’organisation espère toutefois que ces rencontres deviendront inutiles si le Japon finit par autoriser les couples à conserver des noms de famille différents.
Sprays anti-ours
Face à l’augmentation des rencontres avec des ours au Japon, le ministère de l’Environnement a publié de nouvelles recommandations concernant la fabrication des sprays destinés à les éloigner. De plus en plus utilisés par la population pour se protéger, ces produits ne sont pourtant soumis à aucune norme commune, ce qui permet à des modèles moins efficaces d’être commercialisés. Certains sprays conçus à l’origine pour être utilisés contre des humains sont même vendus comme répulsifs pour les ours. Cependant, leur portée et leur durée de projection sont souvent insuffisantes face à un animal. Ces dispositifs contiennent généralement de la capsaïcine, une substance présente dans les piments qui provoque une forte sensation de brûlure. Lorsqu’un ours charge une personne, il s’arrête souvent à une distance comprise entre 5 et 10 mètres de la personne. Le ministère préconise donc une portée d’au moins 7,5 mètres et une durée de projection minimale de six secondes. Cette durée permet notamment d’effectuer deux pulvérisations d’une à trois secondes, l’animal pouvant reprendre sa charge après une première projection. Les sprays devraient également contenir entre 1 % et 2 % de capsaïcine et produire un brouillard en forme de cône. Enfin, les fabricants sont invités à concevoir des flacons dont l’embout peut être repéré au toucher, sans avoir besoin de le regarder, ainsi qu’à intégrer des dispositifs limitant les risques de dysfonctionnement. Le ministère demande aussi que la portée et les principales informations d’utilisation soient clairement indiquées sur les emballages.
Bentō surgelés
Les bentō surgelés, prêts à être réchauffés, connaissent un succès grandissant au Japon, notamment grâce au développement des services de livraison par abonnement. Le marché devrait atteindre 217,4 milliards de yens (environ 1,17 milliard d’euros) cette année, soit une hausse de 7,9 % sur un an, selon l’institut Fuji Keizai. De grandes entreprises comme Ajinomoto et Watami se sont ainsi lancées sur ce marché, aux côtés de sociétés spécialisées dans les repas adaptés aux différents besoins alimentaires. Parmi elles, Greenspoon, basée à Tōkyō, propose depuis décembre une gamme de bentō surgelés particulièrement riches en légumes, avec environ 35 plats principaux au choix. Un abonnement de 12 repas revient à 886 yens par repas (environ 5,50 euros). D’autres services ciblent plus spécifiquement les personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que les personnes âgées. Dr. Tsurukame Kitchen propose par exemple des repas conçus sous la supervision de médecins et de diététiciens, avec plusieurs formules adaptées aux régimes pauvres en sel, en glucides ou en calories. Un menu de sept repas coûte 5 184 yens (environ 32 euros). Lancé pour faciliter la préparation de repas nécessitant un contrôle précis des apports nutritionnels, le service a dépassé les trois millions de repas vendus fin juin. De son côté, Wellness Dining propose des plats à différentes textures pour les personnes ayant des difficultés à mâcher ou à avaler. L’entreprise a également lancé en mai une gamme destinée au maintien des fonctions cognitives, vendue 7 884 yens les sept repas (environ 49 euros). Avec le vieillissement de la population et la progression de maladies comme le diabète ou l’hypertension, ces solutions pourraient continuer à gagner du terrain au Japon.



