Dans cette revue de presse du 13 mars 2019, nous aborderons : le Japon qui renonce à soumettre à l’ONU un projet à l’encontre de la Corée du Nord, des exercices militaires russes sur des îles disputées, et le cas des enfants franco-japonais enlevés au Japon en toute impunité.

Le Japon renonce à soumettre un projet à l’ONU

C’est une première depuis 2007, le Japon ne soumettra pas à l’ONU un projet de résolution commune condamnant les violations des droits de l’homme en Corée du Nord à propos des enlèvements de ressortissants japonais commis dans les années 1970 et 1980. Le Premier ministre Shinzô Abe a insisté sur la nécessité de saisir toutes les occasions possibles pour s’assoir à la table des négociations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, afin de sortir cette impasse. La position plus modérée de Tôkyô démontre son intention de reprendre les pourparlers paisiblement, alors que la Corée du Nord a montré des signes de nervosité face aux critiques internationales concernant les droits de l’homme. Le Japon espère ainsi apaiser son interlocuteur. Cependant, il maintient toujours les sanctions économiques demandées par le Conseil de sécurité de l’ONU en réponse aux programmes nucléaires et de missiles balistiques.

Des exercices militaires russes contestés

Au large de Hokkaidô, la Russie a entamé un exercice militaire sur deux des quatre îles au coeur du conflit territorial avec le Japon. L’exercice militaire russe implique environ 500 soldats provenant d’unités d’infanterie et d’artillerie dont le but est d’empêcher un débarquement de l’ennemi. Le Premier ministre japonais Shinzô Abe cherche à résoudre ce différend territorial avec Moscou qui perdure depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Abe et le président russe Vladimir Poutine ont convenu, en novembre dernier, d’accélérer les négociations du traité de paix sur la base d’une déclaration commune de 1956 mentionnant le transfert de Moscou à Tôkyô des deux plus petites des quatre îles, Shikotan et le groupe d’îlots de Habomai. Mais les discussions ont peu progressé depuis, car le conflit territorial fait toujours l’objet de profondes divisions.

Enlèvements d’enfants par un parent

Le 08 mars 2019, une table ronde a été organisée au Sénat sur l’enlèvement d’enfants franco-japonais par un parent japonais. De nombreux Français font part de leur inquiétude au moment d’envoyer un enfant voir son deuxième parent au Japon, car ils savent qu’un « enlèvement » peut se produire. Au Japon, on comptabilise chaque année, toutes nationalités confondues, 150 000 mineurs enlevés par l’un des parents qui, après, coupe tout contact. Le second parent, souvent le père, ne dispose alors d’aucun recours auprès des autorités japonaises pour conserver un lien avec son enfant. Parents et parlementaires français lancent un énième cri d’alerte, car depuis 5 ans que la Convention de La Haye est entrée en vigueur au Japon, le pays ne semble pas respecter les décisions de justice pour permettre des droits de visite, voire de garde, au parent étranger.