Dans la revue de presse de ce mercredi 10 décembre 2025, voici nos actualités : le timide soutien des États-Unis, le nouveau ministère du renseignement, ainsi qu’une affaire qui embarrasse le Japon.
Soutien tardif
Les États-Unis ont pour la première fois critiqué la Chine après que des chasseurs chinois ont illuminé à deux reprises des avions japonais avec leur radar, qualifiant ces actions de « non propices à la stabilité ». Tōkyō a dénoncé des manœuvres dangereuses, tandis que Washington a réaffirmé son soutien « inébranlable » au Japon. Pékin, de son côté, a accusé Tōkyō de manipuler l’opinion et a lié l’incident aux propos de la Première ministre Sanae Takaichi, qui avait évoqué un possible déploiement des Forces d’autodéfense en cas de blocus chinois de Taïwan. Le Japon réfute les affirmations chinoises selon lesquelles une notification adéquate des exercices aurait été donnée, soulignant l’absence d’informations précises permettant d’éviter le danger. L’incident intervient alors que les activités militaires chinoises, souvent menées avec la Russie, s’intensifient autour du Japon, constituant selon Tōkyō une démonstration de force et une préoccupation majeure pour sa sécurité nationale.
Coordonner le renseignement
Le Japon envisage de créer un nouveau poste ministériel chargé du renseignement afin de mieux centraliser les informations dans un contexte de sécurité de plus en plus complexe. Le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, devrait cumuler cette fonction. Le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi prévoit également de transformer le Bureau du renseignement du Cabinet en un secrétariat national du renseignement dès juillet, conformément à un accord conclu avec le Parti japonais de l’innovation. Cette nouvelle structure, équivalente au Conseil de sécurité nationale, vise à améliorer l’analyse interministerielle. Toutefois, des inquiétudes émergent quant à des risques accrus de surveillance des citoyens.
Affaire embarrassante
Un lycée privé du département de Kyōto, collège et lycée Otani, a présenté ses excuses après avoir confirmé que plusieurs élèves avaient volé des articles dans une boutique à Bali lors d’un voyage scolaire du 30 novembre au 5 décembre. L’affaire a éclaté après la diffusion en ligne d’une vidéo montrant des élèves japonais dérober des T-shirts et quitter le magasin sans payer, suscitant de vives réactions en Indonésie. L’établissement reconnaît la gravité des faits, tant pour les victimes que pour l’image des Japonais à l’étranger. Il appelle à éviter les spéculations et les propos diffamatoires, et poursuit son enquête interne.



